Dans une tournure inattendue de la campagne présidentielle de 2027, le parti Renaissance, dirigé par Gabriel Attal, a décidé d'assigner en justice Marine Le Pen et le Rassemblement national. La raison ? L'utilisation du terme 'Renaissance' sur la première affiche officielle de campagne de la candidate. L'affaire sera examinée en référé le 27 juillet prochain au tribunal judiciaire de Paris.
La 'renaissance' attendue par Marine Le Pen devra d'abord franchir l'étape judiciaire. En effet, Renaissance accuse le RN de 'parasitisme' et de 'contrefaçon de marque' pour avoir employé ce terme qui représente leur mouvement depuis 2019. Selon des informations rapportées par RTL, le parti de Gabriel Attal affirme que cette affaire ira devant le tribunal.
Sur l'affiche dévoilée par Marine Le Pen juste après avoir retrouvé son éligibilité le 7 juillet, la candidate se présente souriante, bras ouverts, sur fond bleu nuit, affichant le slogan 'pour la France, la renaissance'. Des drapeaux tricolores floutés ajoutent une touche visuelle typique d'un meeting politique.
Pour la France, la Renaissance.
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) July 7, 2026
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Renaissance insiste sur le fait que ce terme, essentiel à leur identité, ne peut être détourné pour créer une confusion parmi les électeurs. Dans un communiqué, le parti souligne : 'Notre mouvement, qui a vu le jour en 2019, ne peut être assimilé à une autre intention politique, sans risquer de perturber le discernement électoral.'
'Promis, on ne lui fera pas de procès'
Le parti accuse Marine Le Pen de vouloir usurper leur identité politique. 'Cette manœuvre viscérale tente manifestement de tirer parti de notre notoriété et d'implanter une confusion', déplore Gabriel Attal, insistant sur le besoin de clarté au sein du paysage politique : 'Le choix du RN de reprendre notre essentiel est une tentative de brouiller les messages auprès des électeurs.'
Le Rassemblement national, quant à lui, a réagi avec ironie. Interrogé par l'AFP, un responsable du parti a déclaré : 'Quand Monsieur Attal parlera de 'rassemblement', promettons-lui de ne pas le poursuivre en justice'.
Cette affaire pourrait devenir un révélateur des tensions croissantes entre les deux partis alors que la présidentielle de 2027 approche. Les enjeux sont non seulement juridiques, mais témoignent également des stratégies politiques mises en œuvre dans une France en mutation.







