Six femmes, dont la plupart sont d'origine américaine, ont déposé plainte à Paris contre Gérald Marie, l'ancien responsable de l'agence de mannequins Elite, pour viols et traite d'êtres humains. C'est ce qu'a rapporté leur avocat, Me Mathias Darmon, à l'AFP.
Les plaintes, qui incluent une constitution de partie civile, s'inscrivent dans la continuité d'une procédure initiée le 5 juin 2026 par Carré Otis. Cette ancienne mannequin, âgée de 57 ans, accuse Gérald Marie de viols commis alors qu'elle était mineure, à l'âge de 17 ans, tout en insinuant des actes de traite.
Des plaintes qui révèlent des abus prolongés
Âgées de 45 à 60 ans, les plaignantes sont toutes de nationalité étrangère et font état de faits d'une gravité sans égale. Leur avocate souligne que certaines d'entre elles avaient déjà enregistré une plainte en 2020 ou 2021, tandis que d'autres se manifestent pour la première fois.
Dans les documents judiciaires, il est précisé que Gérald Marie, au sommet de sa carrière à la tête d'une agence de mannequins de renommée internationale, aurait abusé de sa position d’autorité pour forcer de nombreuses jeunes femmes, y compris des mineures, à des relations sexuelles. Les témoignages concordants plaident en faveur de la gravité des actes dénoncés.
Une défense vigoureuse contre les accusations
Me Céline Bekerman, avocate de Gérald Marie, a fermement rejeté les accusations, affirmant que son client conteste ces allégations, qui auraient déjà été examinées par la justice sans suite. Elle a évoqué un sentiment de harcèlement, plaidant qu’à près de quarante ans des faits, il n'est pas justifié de relancer une affaire considérée comme prescrite. Rappelons qu'en 2023, une autre plainte avait été classée sans suite par le parquet de Paris, et ce malgré les accusations persistantes.
Le cas de Carré Otis est particulièrement poignant : elle a évolué dans le monde des supermodels aux côtés de figures emblématiques comme Naomi Campbell ou Cindy Crawford et témoigne que ces abus se produisaient chez Gérald Marie lorsque sa compagne de l'époque, le top model Linda Evangelista, était absente. Ces révélations jettent un nouvel éclairage sur les dynamiques parfois sombres qui règnent dans l'univers de la mode.







