Six femmes, principalement américaines, ont déposé des plaintes à Paris contre Gérald Marie, ancien dirigeant de l'agence de mannequins Elite. Ces plaintes, portant sur des accusations de viol et de traite d’êtres humains, ont été révélées par leur avocat, Mathias Darmon, et s'inscrivent dans la continuité d'une plainte précédente déposée par Carré Otis en 2020.
Les plaignantes, âgées entre 45 et 60 ans, évoquent des abus graves subis durant leur jeunesse. L'une d'entre elles aurait même été mineure à l'époque des faits. Leurs déclarations, faites au doyen des juges d’instruction, mentionnent des « preuves concordantes » sur les comportements de Gérald Marie, qui aurait profité de son statut pour imposer des relations sexuelles à des jeunes modèles, dont certaines étaient adolescentes au moment des faits.
Des témoignages de femmes ayant déjà porté plainte précédemment sont également évoqués. Toutefois, certaines plaignantes font surface pour la première fois, selon Darmon.
Un système d'emprise dénoncé
Les accusations mettent en lumière un prétendu système d'emprise au sein de l'industrie de la mode. Selon les documents juridiques, Gérald Marie aurait abusé de sa position d'influence sur plusieurs décennies, exerçant une pression sur de jeunes femmes vulnérables pour obtenir des faveurs sexuelles.
Les faits reprochés sont décrits comme d'une "gravité exceptionnelle", en raison de leur caractère systématique et répétitif. Mathias Darmon souligne que ces violences doivent être dénoncées et jugées, malgré l'ancienneté des événements.
Réponse de la défense
De son côté, Gérald Marie, par l’intermédiaire de son avocate Céline Bekerman, conteste catégoriquement toutes les accusations. Elle souligne que ces allégations avaient déjà été étudiées dans le passé et que la justice n'a pas trouvé de matière pour poursuivre l'affaire. Pour elle, ce retour sur des cas classés et prescrits constitue un harcèlement.
Ainsi, la défense plaide pour un respect des décisions judiciaires antérieures, tout en marquant son indignation face à une nouvelle charge contre son client après tant d'années.
Ce développement fait écho à d'autres scandales récents impliquant des personnalités du monde de la mode, mettant en lumière les abus souvent cachés derrière les paillettes. L'affaire continue d'alimenter les débats sur la protection des victimes et la responsabilité des institutions dans ce milieu souvent impitoyable.







