Alors que les États-Unis s'efforcent de maîtriser le piratage durant la Coupe du Monde 2026, la lutte se complexifie. Le site TorrentFreak révèle que les gestionnaires de sites illégaux optent pour des noms de domaine iraniens suite à la saisine d'environ 400 adresses par les autorités américaines, comme cela a été évoqué par le ministère de la Justice.
D'après TorrentFreak, plus de 100 nouveaux sites, tels que ibuffstreams.app, ont émergé en utilisant des domaines de repli iraniens, compliquant ainsi les saisies aux États-Unis. Ces changements doivent être attribués à une stratégie délibérée de la part des opérateurs pour éviter l'arsenal juridictionnel américain.
Une nouvelle étape pour le piratage en ligne
La capacité des autorités à traquer ces sites est mise à l'épreuve. Les nouveaux domaines iraniens, gérés par l'Institut de recherche en sciences fondamentales de Téhéran, sont presque impossibles à contrôler pour les forces américaines. Cela aggrave la situation déjà tendue par les sanctions, rendant difficile l'interaction entre la justice américaine et l'administration irakienne.
À cela s'ajoute le fait que l'Iran n'est pas soumis aux mêmes lois internationales en matière de droits d'auteur, permettant ainsi la diffusion non autorisée de contenu. L'opération Offsides a pour but de protéger la propriété intellectuelle, ce qui rend l'usage de domaines iraniens encore plus stratégique pour les pirates.
Entre avantages et inconvénients
Les domaines iraniens présentent des avantages notables pour les opérateurs de sites pirates : un cadre juridique moins restrictif et un anonymat presque total, surtout après les changements récents dans le protocole WHOIS (qui contrôle l'information des noms de domaine). Cependant, ces domaines peuvent sembler peu fiables aux utilisateurs et leur monétisation est compliquée par les sanctions internationales, comme l'a souligné Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères français, lors d'une interview récente.
Cependant, il semble que les gestionnaires de ces sites illégaux anticipent déjà d'éventuelles actions répressives, ayant enregistré plusieurs noms de domaine inactifs, prêts à être déployés à tout moment. Ainsi, malgré les efforts des États-Unis pour freiner le piratage, la route semble encore semée d'embûches.







