Le Festival de Cannes, illustre rendez-vous du cinéma, attire cette année plusieurs acteurs de la vie politique française. Des ministres aux anciens élus, chacun s’invite sur le tapis rouge, suscitant un flot de réactions sur les réseaux sociaux, notamment dans un contexte économique incertain.
Sur les marches éblouissantes du Palais des Festivals, la politique-spectacle s'affiche. Des figures politiques, dont l'ancienne ministre de l'Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem, actuelle présidente de France Terre d’Asile, se mêlent à l'élite du cinéma. Sa présence a levé un vent de critiques, l’accusant de se montrer à une époque où les priorités budgétaires devraient prévaloir.
Un tweet du journaliste Tony Pittaro a suscité des réactions mitigées : « La star Najat Vallaud-Belkacem, connue pour son film “J’ai rien fait pour l’Éducation nationale”, fait son entrée sur le tapis rouge de Cannes ». De son côté, le compte Bouli, fort de ses 120 000 abonnés, ironise : « La France est si bien gérée que les membres de la Cour des comptes sont traités comme des stars. »
La venue d'Aurore Bergé, ministre déléguée à l'Égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations, n’a pas échappé aux critiques. Présente lors de la projection de films tels que L'Abandon, relatant l’assassinat du professeur Samuel Paty, elle a également pris part à une table ronde sur la richesse culturelle du cinéma. Dans un discours en anglais, elle a plaidé pour « la liberté de création », évoquant son importance pour la vitalité démocratique.
Cependant, sa présence à Cannes, alors que de nombreux Français peinent à boucler leurs fins de mois, a été vivement critiquée. La sénatrice centriste Nathalie Goulet a posé la question à Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu : « Chez nous, dans l’Orne, on ne comprend pas pourquoi Aurore Bergé est à Cannes, et d’ailleurs qui paye son séjour, en cette période de disette budgétaire ! » Cette opinion a été appuyée par Nicolas Dupont-Aignan qui a qualifié la ministre de « hors-sol », ajoutant : « Des millions de Français n’arrivent plus à payer le plein de leur voiture pour aller travailler tandis qu'Aurore Bergé parade à Cannes. »
Les critiques ne s’arrêtent pas là. Gilbert Collard a également rebondi sur l’apparition de Jean-François Copé, ancien président de l'UMP, qui est apparu à la projection de L'Être aimé avec une représentation qui pourrait prêter à sourire : « Copé au Festival de Cannes, on aura tout vu des m’as-tu-vu du système ! »
La présence de personnalités politiques à Cannes n’est pourtant pas une nouveauté. Dans le passé, d'autres figures comme Valérie Pécresse ou Manuel Valls avaient déjà navigué entre les projecteurs du cinéma et les arènes politiques. Ce festival 2026, le reflet d'une tradition, soulève ainsi des questions sur le rôle de la politique dans des événements culturels prestigieux.







