Au cours de la semaine passée, les prix des carburants en France ont révélé des tendances divergentes. Selon les relevés de l’État, le SP95 affichait un coût moyen de 2,0826 euros, tandis que le gazole, à 2,1184 euros, a connu une légère baisse de 3,8 centimes par rapport à la semaine précédente.
Pour les automobilistes ayant fait le plein lors du pont de l’Ascension, cette hausse signifie une facture salée. Même si le gazole a baissé, les prix demeurent élevés, et la comparaison avec les niveaux d’avant la crise au Moyen-Orient est marquante : à la fin février, le gazole coûtait près de 41,7 centimes de moins.
D'un autre côté, l’essence continue d’augmenter. Les prix du SP95, SP95-E10 et SP98 affichent des montants qui n’avaient pas été atteints depuis juin 2022, période marquée par la hausse des prix due au conflit en Ukraine. Les automobilistes sont donc toujours confrontés à des coûts importants pour faire le plein.
La dynamique actuelle semble être influencée par plusieurs facteurs, notamment la tension persistante au Moyen-Orient. Le baril de Brent est passé de 102 à près de 109 dollars en une semaine, ce qui a contribué à une augmentation générale des prix. Les déplacements des Français pendant le long week-end ont également été un facteur de pression sur les prix, avec moins d'une station-service sur dix en difficulté, d'après les données officielles.
Face à cette situation, l’exécutif reste sur le qui-vive. Comme l’a confirmé Matignon, un « nouveau paquet » d’aides sera présenté par le Premier ministre lors d’une conférence de presse prévue ce jeudi, afin de soutenir les secteurs les plus durement touchés par cette flambée des prix des carburants.







