Cette semaine, plusieurs événements marquants ont fait vibrer les sphères politiques françaises. Au cœur des débats, l’avenir de La Boisserie suscite de vives réactions, le Rassemblement national (RN) s'inquiète du statut futur de Marine Le Pen, tandis que La France insoumise (LFI) évoque la possibilité d'une insurrection. Dans un autre registre, Emmanuel Macron a pris la parole au Kenya, accentuant son rôle de panafricaniste, et Édouard Philippe semble en quête d'une nouvelle direction.
Coup d'éclat à La Boisserie ?
La Boisserie, résidence emblématique du général de Gaulle, pourrait être en passe de changer de mains, suscitant des inquiétudes sur son statut patrimonial. Selon un article de l'Express, la famille de Gaulle envisage sa vente, ce qui pourrait amener l’État à s’impliquer dans sa préservation. Actuellement gestionnaire des lieux, le département de Haute-Marne envisage d'acheter la propriété si la famille décide de s’en séparer. Un expert en la matière souligne : "L’Élysée souhaiterait avant la fin du mandat de Macron intégrer La Boisserie dans le patrimoine étatique, un coup d’éclat mémoriel". Quoi qu’il en soit, de lourds travaux seront nécessaires pour le futur propriétaire.
LFI et l'idée d'une insurrection populaire
Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a appelé à une "insurrection populaire" si le RN remportait les élections de 2027. Sur LCI, il a ajouté que "le président du RN aurait une légitimité institutionnelle, mais pas populaire". Ses propos suscitent la controverse, car il n’est lui-même élu que par 21,14 % des voix dans sa commune. Manuel Bompard, lors d'une récente intervention sur CNews, a soutenu l'idée de "mobilisations populaires puissantes". Mathilde Panot de LFI avait chastisé Marine Le Pen en déclarant : "Nous n’accepterons jamais que le fascisme prenne le pouvoir légalement par les urnes". Ce qui a entraîné la collecte de reproches de la part du vice-président du RN, Sébastien Chenu, qualifiant ces paroles de "mots des salauds".
Des personnalités politiques en hausse
ÉRIC CIOTTI
D'après un sondage Ipsos pour la Tribune Dimanche, 23 % des Français ont une opinion favorable d'une éventuelle présidence du maire de Nice, devançant Marion Maréchal et Édouard Philippe (22 %).
DAVID LISNARD
Le maire de Cannes a proposé un "plan d'action rapide" pour revitaliser le système de santé, inspiré des 350 ordonnances de 1958.
BOUALEM SANSAL
L'écrivain franco-algérien a décidé de ne pas quitter la France, déclarant : "Jamais de la vie ! Mon incarcération a touché les Français et ils sont heureux de me voir libre".
Les menaces sur Marine Le Pen
Marine Le Pen a écarté l’idée d'un futur poste à Matignon si Jordan Bardella accédait à la présidence. Cela laisse planer le doute sur sa retraite politique après une éventuelle confirmation de son inéligibilité. "On peut l’imaginer redevenir présidente du parti, même si cela ne l’a jamais vraiment motivée", confie un proche. Cependant, certains envisagent plutôt sa nomination à un ministère clé, tel que Défense ou Affaires étrangères.
Macron, le panafricain engagé
Emmanuel Macron, lors de son séjour au Kenya pour le sommet Africa Forward, a exprimé son admiration pour le continent africain. En évoquant la langue française, il a déclaré : "L’épicentre de la langue française se trouve actuellement sur les bassins du fleuve Congo, pas à Paris". Il a également mis en avant l'importance croissante de la démographie sub-saharienne, soulignant : "Nous sommes les vrais panafricanistes".
Édouard Philippe perd en actualité
Édouard Philippe a été victime d’un malentendu médiatique lorsqu’une rediffusion de son discours a été diffusée par erreur. Son incapacité à fournir un programme concret soulève des questions. "Tout cela commence à ressembler à l’Arlésienne", a commenté un membre des Républicains, incitant Philippe à diversifier son approche.







