Poursuivies pour diffamation, Karine Olivier et Sandrine Fournier estiment avoir agi dans l'intérêt des salariés.
« Si la majorité départementale pense qu’avec cette procédure bâillon, elle puisse nous empêcher de dénoncer les dysfonctionnements, sachez que la CGT ne se taira jamais sous la menace », déclarent dans un communiqué Sandrine Fournier, secrétaire générale de l’union syndicale CGT de la santé, et Karine Olivier, à la tête de la CGT du conseil départemental des Deux-Sèvres.
Les deux syndicalistes font l'objet d'une plainte en diffamation portée par le Département suite à des propos tenus dans La Nouvelle République le 5 mars 2026, concernant la protection de l’enfance. Ce dépôt de plainte a été voté en séance publique le 27 avril par la majorité départementale divers droite.
Alerter sur les dysfonctionnements structurels
« Nous défendons les agents, nous veillons sur les enfants et nous alertons sur des problèmes structurels », ajoutent les deux syndicalistes. La CGT insiste sur son rôle de relais d'informations et de témoignages, arguant qu'elle n'est pas assujettie au droit de réserve, contrairement à ce qu'a avancé un élu.
Le 27 avril, Didier Gaillard, membre de la majorité, a souligné : « Quand on travaille avec les enfants, il y a un devoir de réserve à respecter ». Pour la CGT, défendre les droits des travailleurs et alerter sur les problèmes est essentiel et ne peut être entravé par des menaces juridiques.







