Primaire ou pas primaire ? La question soulève des débats au sein du Parti socialiste (PS) et suscite l'impatience des alliés de gauche. Clémentine Autain, députée du Nouveau Front populaire, a été claire lors de son intervention sur Public Sénat et auprès de La Dépêche du Midi : il est temps d'agir.
Elle critique l’aile droite du PS, notamment François Hollande, qui, selon elle, s'oppose à la primaire par souci d'union avec le centre. Autain souligne : "Mon ambition est celle de rassembler la gauche. Toutefois, c’est au peuple de faire ce choix, pas uniquement à un socialiste."
Elle estime que le défi principal sera de convaincre les électeurs du centre au second tour. "Il ne faut pas reproduire l’erreur de Lionel Jospin. Au premier tour, il s'agit de mobiliser la gauche, sans imposer des conditions qui feraient fuir les centristes au second tour," explique-t-elle.
"Pas question de division"
Autain appelle donc Olivier Faure à se prononcer rapidement sur l'organisation de cette primaire : "Il faut que le PS prenne une décision. Arrêtons de perdre du temps avec des débats internes qui nous mettent en otage.", ajoute-t-elle, déterminée à obtenir ce scrutin avant l’été. Si ce n’est pas le cas, elle met en garde : "Je ne serai pas une candidate de la division."
La députée, impliquée également dans des sujets de santé publique, évoque un projet de loi visant à réduire la teneur en cadmium dans les engrais agricoles. "Ce métal lourd est présent dans de nombreux aliments courants comme le pain et les pâtes. Il est urgent que nous agissions et que l'État garantisse la santé publique," conclut-elle avec conviction.







