Lors du dernier conseil communautaire de Lavelanet, des discussions animées ont eu lieu concernant le financement de l'enlèvement et du traitement des ordures ménagères par le SMECTOM pour l'année 2026. Le budget proposé se divise en une part fiscale de 1 566 356 euros et une part variable incitative correspondant à 39 % de la contribution, soit 1 015 953 euros.
Le taux à appliquer pour le recouvrement de la part fiscale est estimé à 7,06 %, en hausse par rapport à 6,88 % en 2025. Ce taux est lié à un produit de 2 582 309 euros demandé par le SMECTOM, en instance de fort déficit par rapport aux coûts de service, signalant un manque à gagner de 114 000 euros en 2025.
Lors de la première année d'application de la TEOMI, des ajustements ont été nécessaires en raison d'une estimation inexacte du litrage pour les habitats collectifs. Ainsi, il a été suggéré de relever le taux fiscal à 7,58 % pour combler le manque à gagner. Marc Sanchez, président de la CCPO, a affirmé : "C'est une augmentation nécessaire pour rembourser les 114 000 euros dépensés par la CCPO pour nos concitoyens".
"Jamais la faute de personne"
Cependant, Patrick Laffont, maire de Laroque-d'Olmes, s'est montré critique face à cette hausse : "Je m’en remets au mandat précédent, où l’on nous promettait un véritable changement au SMECTOM. Aujourd’hui, c’est la population qui paie. Avec la hausse des prix généralisée, ce n’est pas acceptable." Son intervention a été marquée par un ton amer : "Ce n’est jamais la faute de personne, et j’en suis désolé".
En réponse, Sanchez s’est défendu vigoureusement, affirmant que les présidents de l’intercommunalité avaient agi avec sérieux pour améliorer la situation. En fin de compte, l’augmentation a été votée, avec 31 voix pour, 11 contre et 4 abstentions.
Les tensions ont atteint leur paroxysme lorsque Laffont a interpellé Sanchez sur le sujet des vide-greniers. "J'espère que vous tiendrez compte de tous les projets non réalisés", a-t-il déclaré, soulignant l’important besoin d'événements locaux. Sanchez a alors rappelé que les préoccupations pour les vide-greniers de Laroque-d'Olmes ne devraient pas nuire aux animations dans les autres communes, défendant la nécessité d'une équité dans la programmation des événements.







