L'information judiciaire ouverte début 2025 a enfin trouvé son épilogue. Les investigations menées par la Cour de justice de la République (CJR) concernant Aurore Bergé, accusée de faux témoignage sur ses relations avec une lobbyiste des crèches privées, se sont conclues ce lundi sans aucune mise en examen, comme l'a confirmé le parquet.
« Le dossier a été transmis au ministère public pour règlement, sans que des charges ne soient retenues contre la ministre », a précisé le parquet général près la Cour de cassation. Ce dénouement relance néanmoins les débats sur les implications politiques de cette affaire.
Me Jade Dousselin, l'avocate de Bergé, a indiqué que « la décision appartient aujourd'hui aux magistrats de la CJR ». Elle a également ajouté qu'il n'était pas de son ressort de discuter des détails de l'affaire, rappelant que la ministre a toujours nié les accusations et a même déposé plainte pour diffamation contre Victor Castanet.
Un signalement du bureau de l'Assemblée nationale
Aurore Bergé, ex-présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale et actuelle ministre à l'Égalité entre les femmes et les hommes, a été interrogée à deux reprises lors de cette enquête, en juin et octobre 2025, alors qu'elle était considérée comme témoin assisté.
Cela fait suite à un signalement émis par le bureau de l'Assemblée nationale. Des députés de La France insoumise et du groupe Écologiste et Social avaient suspecté la ministre, issue des Républicains, d'avoir dissimulé des relations avec des lobbys lors d'une audition au printemps dernier.
Des liens avec la déléguée générale de la FFEC ?
La ministre a affirmé, sous serment, ne posséder aucun « lien personnel ou amical » avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches (FFEC). Cependant, les enquêteurs de la CJR cherchaient à établir si des relations étroites avaient été dissimulées par Bergé, qui avait alors la charge des Familles.
Dans son livre « Les Ogres » (Flammarion), le journaliste Victor Castanet évoquait un « pacte de non-agression » présumé entre Bergé et Hervy. En réponse aux accusations, la FFEC et sa déléguée générale ont également porté plainte en diffamation contre Castanet.







