l'essentiel
Éric Ciotti, le maire de Nice, a récemment révélé qu'il avait reçu plusieurs candidatures de policiers municipaux de Saint-Denis, fuyant le projet de "désarmement" lancé par l'élu Insoumis Bally Bagayoko. Selon lui, cette initiative crée un climat d'insécurité pour les agents concernés.
Lors d'une interview accordée le 1er avril sur BFMTV, Ciotti a indiqué que son bureau avait reçu ce jour-là 12 candidatures pour renforcer les effectifs de la police municipale de Nice, dont cinq provenaient directement de Saint-Denis. Ce dernier est actuellement dirigé par Bally Bagayoko, dont la politique suscite des inquiétudes parmi les forces de l'ordre.
Les candidats évoqués par Ciotti sont anxieux face aux réformes que Bagayoko propose, qui incluraient un déploiement progressif du désarmement des policiers municipaux. Selon les déclarations du maire de Saint-Denis, cette mesure viserait d'abord les lanceurs de balles de défense. Interrogé par France Inter le 30 mars, il a assuré que des armes pourraient encore être en possession des agents à la fin de son mandat, restreignant le port d’armes à des patrouilles spécifiques.
Des demandes de mutation en série
Cette annonce a suscité des inquiétudes parmi les policiers municipaux. Des médias, comme Le Parisien, rapportent qu'environ 90 agents auraient déjà formulé des demandes de mutation. Éric Ciotti a signalé que certains policiers de Saint-Denis avaient décidé de quitter leurs fonctions après l'annonce du désarmement.
Le maire de Nice a fait part de son soutien à ces agents, affirmant que le projet de Bagayoko mettrait "une cible dans le dos" des policiers. Dans un tweet, Ciotti a déclaré: "Nous serons fiers d’accueillir les agents de Saint-Denis menacés par la décision irresponsable de désarmement prise par la mairie LFI".







