L'interdiction du rassemblement des musulmans : vers une contestation judiciaire

Le ministre de l'Intérieur interdit un événement musulman, suscite un recours immédiat.
L'interdiction du rassemblement des musulmans : vers une contestation judiciaire
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez lors d'une visite à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 13 février 2026. (Photo d'archive) - Photo par THIBAUD MORITZ / POOL / AFP
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, a pris un arrêté d'interdiction concernant le "Rassemblement annuel des musulmans de France", initialement prévu du 3 au 6 avril. Cette décision fait suite à un appel du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui évoque un climat de tension tant au niveau national qu'international.

Le tant attendu Rassemblement annuel, qui réuni des centaines d’associations musulmanes et des entreprises, devait se tenir au Parc des expositions du Bourget, mais un arrêté publié ce mercredi par la préfecture met en péril l'événement. Le préfet a motivé cette interdiction par une menace potentielle, signalée dans le contexte de risques terroristes accrus, notamment envers la communauté musulmane.

Dans l'arrêté en question, que nous avons pu consulter, le préfet indique que la sécurité publique exige cette mesure, mettant en avant le risque de mobilisation de groupuscules de l'extrême droite qui pourraient chercher à perturber le rassemblement.

Le préfet a souligné : "Un risque existe pour que des groupuscules d'ultra-droite cherchent à interférer avec cet événement".

Me Sefen Guez Guez, représentant juridique des organisateurs, a de son côté annoncé avoir rapidement déposé un recours en référé auprès du tribunal administratif de Paris. Ce dernier se penchera sur la demande ce vendredi à 9h30, un moment crucial pour l'avenir de l'événement.

Selon des informations recueillies par plusieurs médias, dont BFMTV, le rassemblement, qui attire généralement environ 7.000 personnes, aurait connu des dispositions supplémentaires de sécurité, acceptées par les organisateurs, pour faire face à la situation. Les organisateurs dénoncent une décision qui, selon eux, ne repose pas sur des preuves tangibles, mais traduit plutôt une volonté de stigmatiser la communauté musulmane.

Me Guez Guez s’interroge sur la portée de cette interdiction, affirmant que cet événement a eu lieu à 36 reprises depuis 1986, y compris durant des périodes de tensions géopolitiques. Il s’interroge : "Quel message cette interdiction envoie-t-elle en période de communauté et de rassemblement festif ?"

En attendant, la tension monte autour de cet événement, galvanisant l'attention sur les libertés publiques et les droits des communautés en France, alors que les débats sur le climat sécuritaire ne cessent de croître.

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