La communauté du logement social pleure la perte de Louis Besson, ancien ministre et fervent défenseur des droits des plus démunis. Reconnu comme l'un des "plus fidèles compagnons" de la Fondation pour le logement des défavorisés, il a marqué son époque par ses actions contre le mal-logement et les exclusions.
Louis Besson a été l'architecte de lois cruciales pour garantir le droit au logement, parmi lesquelles la loi qui a instauré des quotas de logements sociaux dans les communes. Décédé le 2 avril à 88 ans, son départ a été annoncé par la municipalité de Chambéry, dont il a été le maire. L’ancien ministre est souvent cité comme un homme de cœur et de conviction.
Un infatigable défenseur du droit au logement
Il a occupé divers postes ministériels, notamment en tant que ministre délégué au Logement de 1989 à 1990, et il a également été ministre de l'Équipement, du Logement, des Transports et de la Mer sous le gouvernement de Michel Rocard. Sa contribution la plus significative reste probablement la loi Besson de 1990, qui établit un cadre légal pour le droit au logement. En 2001, il a également promulgué la loi SRU, qui impose aux villes de construire un pourcentage significatif de logements sociaux, notamment pour promouvoir la mixité sociale.
Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti Socialiste, a salué son héritage, le qualifiant d'"infatigable défenseur du droit au logement". Dans un tweet poignant, il a déclaré : "Après Lionel, Louis. Il était l’infatigable défenseur du droit au logement, le ministre de la loi SRU imposant à chaque commune sa part de logements sociaux". Ce témoignage illustre l'impact durable de Louis Besson sur le paysage politique et social français.
Sa disparition laisse un vide dans la lutte pour un logement digne et accessible à tous. Les répercussions de son œuvre continuent d'influencer les politiques du logement aujourd'hui, s'inscrivant comme une des figures majeures de cette lutte essentielle.







