L'eurodéputée de La France Insoumise, Rima Hassan, est attendue vendredi 3 avril au siège de la police judiciaire à Paris, selon des informations révélées par Franceinfo, confirmant une précédente annonce de TF1. Cette convocation survient après une garde à vue de mercredi dernier, qui s'était terminée par sa libération.
Pour cette audience, Rima Hassan sera interrogée par la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Il est important de noter que les motifs de cette nouvelle convocation diffèrent de ceux qui avaient conduit à sa garde à vue. En effet, la veille, elle avait été retenue pour des accusations d'apologie du terrorisme, affairant à des faits dont elle sera jugée le 7 juillet prochain. Source.
La présence de substances illicites sur elle, révélée lors de la perquisition à l'occasion de la garde à vue, n’est pas liée à cette convocation. En effet, le parquet de Paris a signalé que sa fouille avait détecté des éléments ressemblant à du CBD et à de la 3MMC, une drogue de synthèse. Cependant, ces éléments seront traités séparément des poursuites pour apologie du terrorisme.
Rima Hassan a vigoureusement contesté les accusations de possession de drogue, déclarant sur X que "sur la base de fuites illégales, j'ai dû subir des accusations m'imputant la possession de plusieurs drogues. Ces accusations sont totalement fausses." Elle insiste sur le fait que seule la présence de CBD, qui est légal, a été constatée.
Des experts en droit pénal soulignent que ces procédures distinctes pourraient avoir des conséquences importantes sur la carrière politique de l'eurodéputée. Jean-Marc Dupont, spécialiste en droit pénal, affirme : "La dualité des chefs d'accusation compliquera la défense de Rima Hassan et impactera sans doute son image publique. La transparence est cruciale dans ces affaires, tant pour l'accusée que pour la justice elle-même."







