Ce vendredi 3 avril 2026, lors d'une conférence de presse, les représentants de parents d'élèves de 24 écoles dans le XIe arrondissement de Paris ont exprimé leur mécontentement face aux annonces du maire Emmanuel Grégoire concernant le périscolaire. Alors que Grégoire dévoilait son "plan d'action" tant attendu, les parents ont qualifié ces mesures de « trompe-l'œil » et « insuffisantes ».
Dans un communiqué, ils ont souligné que les annonces du maire étaient bien en deçà des attentes, face à une situation alarmante. Depuis avril 2025, au moins 24 animateurs périscolaires ont été suspendus dans le seul XIe arrondissement, dont 16 pour des soupçons de violences sexuelles, principalement dans des écoles maternelles. Les parents estiment ainsi que près d'une école sur trois est touchée par ce fléau.
Jeudi soir, une réunion d'information a été tenue dans une école maternelle du quartier, suite à la suspension d'un animateur accusé d'abus sur un enfant de 3 ans, renforçant encore les préoccupations des parents.
Dans un entretien avec Le Monde, Emmanuel Grégoire a détaillé un plan budgété à "une vingtaine de millions d'euros", promettant une chaîne de signalement simplifiée, une cellule d'écoute dédiée, ainsi qu'une publication régulière sur le nombre de suspensions d'animateurs. Cependant, les parents jugent ces initiatives trop floues et tardives.
« Ni un badge, ni un trombinoscope ne protégeront nos enfants », affirment-ils. Ils insistent sur la nécessité de constituer des équipes formées et suffisantes plutôt que de se contenter de mesures qui ne garantissent pas la sécurité. Ils estiment que la convention citoyenne, bien qu'elle puisse sembler pertinente, repousse une fois de plus les actions concrètes attendues par les familles.
Dans un document remis à la mairie le 27 mars, les parents avaient formulé des demandes précises : pas d'adulte seul avec un enfant, formation obligatoire des animateurs et contrôles réguliers. "Nous ne pouvons pas accepter que le temps de l'action soit encore différé alors que les faits graves continuent de se multiplier dans nos écoles," déclarent-ils, résolument déterminés.
Concernant le débat sur un éventuel retour à la semaine de quatre jours, les parents rappellent que la sécurité de leurs enfants ne peut dépendre de l'organisation scolaire, mais doit impérativement s'appuyer sur la qualité de l'encadrement. Ils demandent à la Ville de Paris d'agir rapidement et de prendre des décisions concrètes, visibles et mesurables.







