À Honfleur, dans le Calvados, l’effroi règne après que le quai Sainte-Catherine ait été bouclé en raison de l’éventualité d’un effondrement de trois immeubles. La situation a provoqué l’évacuation des bâtiments et la fermeture de 19 commerces. Des barrières ont également été installées, rendant le cadre moins accueillant en ce début de saison touristique.
Le maire, Nicolas Pubreuil, a affirmé lors de son intervention sur ICI Normandie que « il faudra déconstruire ». Cependant, la particularité de ces infrastructures réside dans leur statut de monuments historiques, rendant tout projet de démolition particulièrement complexe et prolongé.
Une attention particulière sera portée à la sécurité des bâtiments voisins. Comme l’a expliqué Laurent Leclerc, responsable de l’entreprise Leclerc Démolition, « si les immeubles adjacents sont affectés, l’utilisation de machines lourdes sera proscrite ». Donc, il parait presque certain que la démolition sera effectuée principalement à la main. « Les travaux nécessiteront essentiellement des outils électroportatifs et peu d’engins lourds », précise-t-il.
Échafaudage-parapluie, démolition manuelle
Pour assurer la sécurité pendant les travaux, un échafaudage parapluie sera mis en place. « Ce type d'échafaudage ressemble à celui installé au-dessus de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il offrira une protection complète, permettant de travailler à l’abri des intempéries », explique Laurent Leclerc. Ce dispositif devrait faciliter également l’accès interne, avec des passerelles assurant un déroulement efficace et sécurisé des opérations.
En somme, la situation à Honfleur nous rappelle la délicate équilibre qui doit être maintenu entre la préservation du patrimoine historique et la sécurité des citoyens. Les solutions envisagées, bien qu'inhabituelles, pourraient donner des idées sur la manière d'aborder les problèmes similaires ailleurs, comme l'indique France Bleu.







