Dix victimes, dont sept soignants, ont perdu la vie suite à une frappe de drone lancée contre un hôpital situé dans l'État du Nil Blanc, alors qu'une campagne de vaccination pour les enfants était en cours. Médecins sans frontières (MSF) a dénoncé ce tragique incident, survenu jeudi, privilégiant le caractère inacceptable de cette attaque.
La frappe, attribuée aux Forces de soutien rapide (FSR), a touché deux parties de l'hôpital Al-Jabalain : le bloc opératoire et la maternité. Dans un communiqué, MSF a exprimé son indignation face à la répétition de telles agressions sur des installations de santé. Au-delà des pertes humaines, l'organisation a insisté sur le fait que cet événement est d'autant plus choquant qu'il a eu lieu en pleine campagne de vaccination infantile, essentielle pour la santé des plus jeunes.
Une source gouvernementale, confirmée par des témoins, a rapporté que les FSR avaient visé cet hôpital dans une région déjà ravagée par le conflit, entre l'est du Kordofan et le Nil Blanc. Selon ces informations, le bilan a d'abord été fixé à neuf victimes avant que le ministère de la Santé, aux côtés des forces armées, n'augmente ce chiffre à dix morts et ne dénombre également 22 blessés.
Les FSR, quant à elles, ont démenti ces accusations, les qualifiant de pure invention de l'armée. Cette attaque s'inscrit dans un contexte de violence grandissante qui a vu le conflit au Soudan se transformer en une guerre civile entre l'armée et les paramilitaires des FSR, depuis avril 2023, entraînant la mort de dizaines de milliers de personnes et le déplacement de plus de 12 millions de personnes, selon l'ONU.
MSF appelle instamment l'ensemble des factions belligérantes à mettre un terme à cette spirale de violence, afin de protéger les structures de santé et ceux qui y travaillent. Cette tragédie rappelle également le besoin urgent de mettre en place des mesures efficaces pour assurer la sécurité des établissements médicaux dans les zones de conflit.







