Réexaminée ce mercredi 2 avril devant la cour d’appel de Paris pour des accusations de fraude fiscale, Isabelle Adjani, condamnée auparavant, a affirmé n'avoir jamais eu l'intention de frauder. L'actrice, qui se dit souffrir d'une "phobie des papiers", responsabilise ses conseillers fiscaux pour les erreurs commises.
Se présentant comme "une proie" victime d'"escroqueries répétées", Isabelle Adjani a déclaré : "Je vais être honnête, je n’ai jamais rempli une déclaration d’impôt. Heureusement, car cela aurait été désastreux. J’ai une peur panique des documents". Ces propos ont été relayés par Le Parisien.
L'actrice, connue pour son engagement politique à gauche, a souligné la responsabilité de ses conseillers. "Mes affaires étaient confiées à des personnes censées les gérer correctement", a-t-elle ajouté, tout en citant son ex-compagnon, le médecin Stéphane Delajoux, qu'elle accuse d'avoir trompé sa confiance.
Une affaire complexe de fraude et de blanchiment
En première instance, Isabelle Adjani a été condamnée à une peine de deux ans d'emprisonnement avec sursis et à une amende de 250 000 euros pour des faits qualifiés de fraude fiscale aggravée et de blanchiment. Les accusations portent sur une domiciliation fictive au Portugal en 2016-2017, la dissimulation d’une donation et le transfert de fonds via les États-Unis en 2014, selon Valeurs Actuelles.
Cette affaire, au-delà des accusations portées contre l’actrice, soulève également des questions sur les pratiques de gestion financière et la confiance accordée à des tiers. Les avocats experts dans ce domaine soulignent l'importance d'une vigilance accrue sur la gestion fiscale personnelle, un sujet qui intéresse de nombreux citoyens.







