Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a pris la parole ce vendredi pour affirmer que l'eurodéputée Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle" lors de sa garde à vue qui s'est déroulée jeudi. Il a qualifié les informations diffusées dans les médias de "mensongères" visant à la "salir".
Rima Hassan a été placée en garde à vue suite à des accusations d'"apologie du terrorisme", avant de retrouver sa liberté en fin de journée. Le parquet avait mentionné la découverte de "matières s'apparentant à du CBD", une substance légalement acceptée, ainsi qu'à de la 3MMC, un produit de synthèse interdit.
"C'est absolument faux", a réprimandé Manuel Bompard lors de son intervention sur Sud Radio. Il a dénoncé des fuites d'informations policières qui, selon lui, portent atteinte à la présomption d'innocence et au secret de l'enquête.
Bompard a souligné que Rima Hassan fait l'objet, selon lui, d'une "persécution judiciaire". Il a demandé aux ministres Gérald Darmanin et Laurent Nuñez d'ouvrir des "enquêtes administratives" sur ces fuites d'informations, et a manifesté son intention de saisir l'Arcom pour diligenter des sanctions contre les médias ayant relayé ces allégations.
L'eurodéputée, quant à elle, a affirmé que la seule substance retrouvée était bien du CBD, ajoutant que cela est "totalement légal". Elle prévoit de tenir une conférence de presse avec son avocat ce vendredi après-midi.
Les informations initiales avaient prévenu que cette présumée possession de drogues entraînerait une "procédure distincte". L'eurodéputée avait été convoquée jeudi en lien avec un post publié sur son compte X, en référence à Kōzō Okamoto, un des acteurs d'un attentat tragique ayant causé la mort de 26 personnes en 1972.
Dans ce tweet controversé, elle avait cité des propos d'Okamoto, affirmant que sa jeunesse avait été dédiée à la cause palestinienne et que la résistance stipule un devoir tant qu'il y aura oppression.
Rima Hassan est également impliquée dans six autres procédures judiciaires, mais le parquet a refusé de commenter ces affaires en cours. Sa prochaine comparution pour l'affaire liée à son tweet est programmée pour le 7 juillet.







