Au cœur de Paris, un centre de visionnage abrite les secrets de la VAR, un dispositif devenu incontournable depuis 2018 pour les matchs de Ligue 1. Chaque week-end, deux assistants vidéo épaulent les arbitres sur le terrain pour examiner les situations litigieuses.
Lors d'un récent exercice, des journalistes se sont glissés dans la peau des arbitres VAR, accompagnés d'un opérateur vidéo et supervisés par un arbitre de Ligue 1. Installés devant des écrans géants, ils ont ressenti la pression de trancher rapidement sur des cas délicats, allant des penalties aux erreurs d'identité.
« La charge émotionnelle est énorme »
« Il est crucial d'intervenir uniquement en cas d'erreur manifeste », précise Jérémie Pignard, arbitre de Ligue 1. Toutefois, cette mission n'est pas sans stress. « Tu es plus fatigué émotionnellement en tant qu'arbitre vidéo, car tu es la dernière instance. Une erreur peut avoir des conséquences lourdes et personne ne te sauvera en cas de faux pas », explique-t-il. Ce constat fait écho à l'évolution du football moderne où la précision devient primordiale.
La Fédération française de football souligne que grâce à la VAR, quatre erreurs majeures sur cinq sont désormais corrigées, même si la controverse entourant ce système persiste. Dans un effort pour continuer à améliorer la transparence, un test d'audio pour les arbitres est prévu lors du prochain match au Parc des Princes.
Ne manquez pas le reportage en immersion à découvrir sur votre radio ICI Auxerre lors de la mi-temps du match Le Havre – Auxerre, ce dimanche 5 avril à 17h15.







