Le 13 mars, la Russie a convoqué les ambassadeurs de France et du Royaume-Uni pour exprimer son mécontentement face à une récente frappe ukrainienne sur Briansk, qui a costé la vie à sept personnes et blessé une quarantaine d'autres. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que cette attaque, réalisée avec des missiles Storm Shadow fournis à l'Ukraine, n'aurait pas été possible sans l'implication de spécialistes britanniques et français dans sa planification.
Dans un communiqué, Moscou a qualifié la frappe de "provocation délibérée visant à saper les efforts d'un règlement pacifique" du conflit, surtout alors que Washington a suggéré de nouvelles discussions pour apaiser les tensions. Le ministre des Affaires étrangères russe a exigé que Paris et Londres "condamnent fermement et sans ambiguïté" l'attaque sur Briansk, rappelant les dangers d'une escalade des hostilités.
En cas de poursuite de la complicité de Londres et de Paris dans les crimes de guerre du régime de Kiev, ce sont précisément ces capitales européennes qui porteront la responsabilité des conséquences destructrices du conflit armé et de l'escalade des tensions.
le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiquéSource: AFP
Cette convocation des ambassadeurs s'inscrit dans un climat de tensions croissantes entre Moscou et l'Occident, alors que le conflit ukrainien semble loin d'atteindre une résolution. Les croyances de nombreux experts, comme le politologue Jean-Marc Fauré, soulignent qu'une telle escalade des tensions pourrait compromettre toute chance de paix : "La situation est extrêmement précaire, et chaque action entreprise pourrait avoir des conséquences imprévisibles".







