Un réfugié syrien âgé de 28 ans a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Toulouse pour le meurtre de son voisin, un retraité de 62 ans, survenu en novembre 2021. L'accusé, dont les responsabilités ont été mises en lumière par de solides éléments de l'enquête, avait nié toute implication dans ce crime.
Abdul Rahman El M. a reçu sa sentence le 5 mars, comme rapporté par Actu Toulouse. Bien qu'il ait tenté de minimiser son rôle, ses mondes incohérents ont fini par convaincre le jury de sa culpabilité. La tragédie s’est déroulée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2021, à la cité Bourbaki, où Philippe M. a été abattu par balle puis poignardé à douze reprises, l'un des coups provoquant son éviscération.
Le corps retrouvé trois jours plus tard
Philippe M. n'a été découvert que trois jours après le drame, lorsque son frère, inquiet, s'est rendu à son domicile. À son arrivée, il a retrouvé la victime inanimée, baignant dans une mare de sang, au milieu d'une maison totalement saccagée, décrite par les enquêteurs comme étant “en désordre complet”. Rapidement, les investigations ont désigné Abdul Rahman El M. comme le principal suspect.
Des preuves compromettantes ont été mises au jour ; l’accusé avait utilisé la carte bancaire de la victime pour réaliser des achats peu après le meurtre. De surcroît, un gant taché du sang de Philippe M. a été découvert lors d’une perquisition à son domicile. Après un procès de quatre jours où les jurés ont examiné les éléments, ils ont finalement condamné le jeune homme à 20 ans de réclusion criminelle, malgré ses dénégations. À la base, il faisait face à une peine pouvant atteindre la réclusion criminelle à perpétuité.







