L'avenir de la Jeune Garde : une décision du Conseil d'État ne freine pas la dynamique antifasciste

L'avocat de la Jeune Garde réagit à la dissolution : le combat antifasciste continue.
L'avenir de la Jeune Garde : une décision du Conseil d'État ne freine pas la dynamique antifasciste
Un drapeau de la Jeune garde lors d'une manifestation à Lyon, le 28 juin 2024. - MATTHIEU DELATY / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
L'avocat Paul Mathonnet s'exprime sur la décision du Conseil d'État concernant la dissolution de la Jeune Garde.

Ce 30 avril, Me Paul Mathonnet, l’avocat de la Jeune Garde, réagit à la décision du Conseil d'État, qui a récemment rejeté le recours formé par cette organisation antifasciste contre son décret de dissolution. Pour lui, cette décision, bien que significative, "n’arrêtera pas le mouvement antifasciste dans sa dynamique".

Malgré la dissolution, Mathonnet souligne que de nouveaux mouvements continueront à émerger, visant à lutter contre l’extrême droite par des moyens pacifiques. Il précise que les actes de violence advenus à Lyon ne représentent pas l'essence des activités du mouvement antifasciste dans son ensemble, rapportant des propos recueillis par BFMTV.

Une décision "difficilement évitable" de la part du Conseil

La dissolution de la Jeune Garde, actée en juin 2025 par le Conseil des ministres, était jugée par le mouvement comme une minimisation de l'impact de leurs actions, avec des allégations de violence durant des événements à Strasbourg, Paris et Lyon. L’avocat ajoute que même si cette décision était prévisible, elle n’a pas un impact majeur, car la Jeune Garde avait déjà dû restreindre ses activités à cause d’un climat de haine croissant contre ses membres.

En réponse à cette affaire, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a qualifié cette décision de "critique pour la défense de l'ordre public et de nos valeurs républicaines". Sur Twitter, il a rappelé que "la violence n'aura jamais le dernier mot", réaffirmant l’engagement de l'État à maintenir un cadre de paix sociale.

La Jeune Garde, créée en 2018 par Raphaël Arnault, député LFI, est accusée par le gouvernement d'être à l'origine de provocations violentes. Le débat autour de son dissolution a ouvert les vannes sur la question de la liberté d’association et des limites à ne pas franchir lorsque l'on s'engage dans la lutte politique.

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