Le tribunal de Nanterre a annoncé, vendredi 13 mars, la décision de retenir l'offre du groupe Cafom pour acquérir les marques et les stocks de Brandt. Ce fleuron de l'électroménager, liquidé en décembre dernier, voit ainsi son projet, évalué à 18,6 millions d'euros, privilégié parmi 35 autres propositions, dont un plan industriel soutenu par la région Centre-Val de Loire.
Selon Midi Libre, cette décision ne fait pas l'unanimité, notamment parmi les acteurs locaux qui espéraient relancer une activité industrielle dans les usines Brandt. Le soutien de la région Centre-Val de Loire, ainsi que d'Orléans Métropole, laissait entrevoir un retour à une production locale.
François Bonneau, le président de la région, a réagi vivement en affirmant que cela représente "un coup dur porté au made in France". Ce sentiment se répand parmi les experts du secteur, qui soulignent que cette liquidation pourrait avoir des conséquences significatives pour l'industrie française, notamment en termes d'emplois. On estime que la liquidation pourrait entraîner la suppression de plusieurs centaines de postes, affectant ainsi de nombreuses familles.
Bien que Cafom soit un acteur reconnu dans la distribution d'équipements pour la maison, la crainte persiste sur son intention réelle de maintenir la marque Brandt dans le paysage industriel français. Les défis économiques actuels et la conjoncture difficile exacerbent les inquiétudes sur la pérennité de ce symbole français de l'électroménager.
La situation reste donc à suivre de près, alors que les acteurs de l'industrie espèrent encore un rebond pour Brandt.







