Le décret paru ce dimanche au Journal officiel annonce le démantèlement complet de l'ancienne centrale nucléaire de Fessenheim, située dans le Haut-Rhin, qui a cessé ses activités en 2020. Les travaux devraient s'étendre jusqu'en 2048, marquant le début d'une opération complexe et de longue durée.
Signé par le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement, ce décret constitue une avancée significative dans le processus de reconversion de ce site, ayant nécessité de nombreuses étapes préalables, notamment le retrait du combustible. Selon les experts, cette décision permettra de sécuriser un site qui a longtemps été au cœur des enjeux énergétiques du pays. Le quotidien *Le Parisien* précise que le décret vise à « prescrire à la société Électricité de France les opérations de démantèlement, en définissant les étapes essentielles et en autorisant la mise en place des infrastructures nécessaires ».
Un démantèlement en quatre étapes
Les opérations se développeront en quatre phases distinctes : d'abord le démantèlement proprement dit, suivi de l'assainissement des structures et des sols, de la démolition jusqu'à une profondeur minimale d'un mètre et, pour finir, la réhabilitation totale du site. Le décret spécifie également que les rejets, qu'ils soient gazeux, liquides ou radioactifs, seront soumis à un contrôle rigoureux, notamment lors des vidanges des piscines des bâtiments réacteurs, comme l'indique l'article 8.
L'article 4 souligne que les travaux concernés toucheront l'ensemble de l'installation, y compris l'îlot nucléaire, qui abrite les bâtiments des tranches 1 et 2. Ce démantèlement s'inscrit après un avis favorable de l'Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASN) rendu le 29 janvier 2023, une publication à laquelle a eu accès l'AFP.
Un projet controversé pourrait également voir le jour : EDF envisage de créer une usine de recyclage de métaux faiblement radioactifs à proximité de l'ancienne centrale, utilisant des bâtiments annexes, avec une ouverture prévue pour 2031. Ce projet suscite des inquiétudes chez les habitants, comme l’a rapporté *France info*, ravivant des tensions dans la région.







