Charaf-Din Aberouz, jugé pour des menaces de mort visant l'avocat Thibault de Montbrial, suscite l'attention des médias. Cet incident est survenu pendant le procès de l'attentat de Magnanville, où son frère, Mohamed Lamine Aberouz, a été condamné à la réclusion à perpétuité.
Lors de l'audience du 4 mai, il aurait exprimé ses menaces de manière explicite, en désignant le banc des parties civiles avec des commentaires menaçants, selon les documents judiciaires. Ces actions s'inscrivent dans un contexte où Me Thibault de Montbrial est reconnu pour son engagement contre le terrorisme, témoignant d'un risque accru pour sa sécurité. Avocat et défenseur des droits des victimes, il est sous protection depuis plus d'une décennie.
Le parcours de Charaf-Din Aberouz est tout aussi éloquant. Établi comme une figure importante au sein de la mouvance islamiste, il a cumulé plusieurs condamnations pour des délits de droit commun et a déjà purgé une peine de prison pour son implication dans des activités terroristes. Son jugement a donc des répercussions au-delà du simple cadre judiciaire.
En janvier 2011, Aberouz avait été arrêté au Pakistan, soupçonné de recruter des volontaires pour combattre aux côtés des talibans. Cela a conduit à des interrogations sur une potentielle menace pour la France, le ramenant d'un retour en France illégal pour perpétrer des attentats. En effet, il aurait été lié à l'assassinat de deux policiers à Magnanville, ce qui rajoute un poids sur les accusations actuelles.
Me Thibault de Montbrial a déjà exprimé ses craintes de jugement influencées par la présence intimidante du frère de l'accusé. Les débats ont, par conséquent, été marqués par divers incidents qui témoignent des tensions qui entourent ce procès. Plusieurs témoins ont corroboré l'idée d'une intimidation systématique par Charaf-Din Aberouz.
Un rapport de la gendarmerie, révèle que durant le procès, les manifestations d'intimidation se soient concrétisées, illustrant un climat d'angoisse palpable dans la salle d'audience. De plus, des preuves téléphoniques montrent qu'Aberouz a partagé une vidéo de l'avocat avec une personne liée à un attentat ultérieur, soulignant ainsi la gravité des menaces.
La défense, menée par Me Sami Khankan, conteste fermement les accusations et plaide que son client n'a pas eu l'intention d'intimider. Cependant, le procès se déroule désormais sans la présence d'Aberouz, déchu de sa nationalité et maintenu de retour en France par les autorités marocaines.
Tout ceci souligne le défi persistant que représente la lutte contre le terrorisme en France, un enjeu qui va au-delà des murs du tribunal, touchant à la sécurité nationale et à la justice
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