La famille d'une jeune fille grièvement blessée lors de la fusillade de Tumbler Ridge le 10 février a engagé des poursuites contre OpenAI. Selon leurs avocats, l'entreprise n'a pas signalé à la police des messages inquiétants échangés sur son interface ChatGPT.
Le compte de Jesse Van Rotselaar, l'instigatrice de cette tragédie, avait été suspendu plusieurs mois avant l'incident en raison de comportements jugés préoccupants. Toutefois, OpenAI a affirmé ne pas avoir alerté les autorités, arguant que rien ne laissait présager un acte violent imminent.
Les avocats représentant la famille de Maya Gebala, une fille de 12 ans actuellement hospitalisée, ont fait état de leur intention de poursuivre OpenAI pour négligence.
Éclaircir les responsabilités
« Cette action en justice a pour but de faire la lumière sur les événements ayant conduit à cette tragédie, d'établir les responsabilités et de prévenir de futurs actes de violence au Canada », a déclarée le cabinet Rice Parsons Leoni and Elliott.
Ce cabinet a aussi noté que la plainte met en avant « des allégations graves, bien que non prouvées, contre cette entreprise technologique ».
En parallèle, le gouvernement canadien a récemment convoqué les dirigeants d'OpenAI pour discuter des protocoles de sécurité. David Eby, le Premier ministre de Colombie-Britannique, a également échangé avec le PDG d'OpenAI, Sam Altman.
Des changements nécessaires
À la fin de février, OpenAI a communiqué que ses règles de sécurité viendront à obliger l'entreprise à signaler de tels cas à la police. Ils ont aussi indiqué avoir pris des mesures pour améliorer leur système de détection des comportements à risque.
Interrogé sur cette affaire, un représentant d'OpenAI a décrit la situation de Tumbler Ridge comme une « tragédie inqualifiable ». L'entreprise a souligné son engagement à collaborer avec les autorités pour prévenir de tels drames à l'avenir.







