Le testament écrit par Napoléon peu avant son décès est présenté dans une exposition gratuite au musée des Archives nationales de Paris, et ce, jusqu'au 29 juin. Une occasion unique de plonger dans la vie de l'empereur en exil et dans l'histoire de France.
"Je désire que mes cendres reposent sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français que j’ai tant aimé". En avril 1821, alors qu'il sent la maladie l'envahir depuis son exil à Sainte-Hélène, Napoléon, accompagné de son ami le général Montholon, commence la rédaction d'un testament qui est à la fois un acte personnel et un reflet de son règne. Ce document exceptionnel, s'étendant sur 58 pages, retrace non seulement ses réflexions sur sa vie, mais également sur son héritage familial et politique.
Dans ce testament, l'ancien empereur déclare vouloir "mourir dans la religion apostolique et romaine", tout en témoignant des sentiments persistants pour son épouse Marie-Louise. Il transmet également à son fils, le devoir de n'oublier jamais ses racines françaises : "Tout pour le peuple français".
"Je meurs prématurément, assassiné par l’oligarchie anglaise et son sicaire"
— Napoléon Ier dans son testament
Pour Benoît Morand, commissaire de l'exposition, "À 20 ans, il était témoin de la Révolution, et à 30 ans, il est devenu le maître de la France. À 40 ans, il dominait l'Europe. Et à 50 ans, il ne maîtrise plus que lui-même : il n'a plus qu'à coucher ses dernières volontés". Ce testament, à la fois personnel et politique, nous offre un aperçu fascinant de l’homme complexe qu’il était, et souligne l'importance de son héritage dans l'histoire de France.







