Une enquête de la chaîne de télévision ZDF a révélé des allégations troublantes concernant le parti d'extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). En pleine préparation pour une série de cinq élections régionales en 2026, le parti fait l'objet d'accusations de népotisme, une révélation alliant ironie et gravité.
En effet, des députés de l'AfD auraient employé des membres de leur famille, tel que le père du leader local en Saxe-Anhalt, qui aurait perçu près de 100 000 euros par an. Des experts s'interrogent sur la cohérence d'un parti qui se présente comme une alternative aux Altparteien (anciens partis), tout en adoptant des pratiques que ces derniers sont souvent accusés de maintenir.
Le discours populiste de l'AfD, qui se pose en principale force d'opposition, semble être en contradiction avec ces pratiques internes. Les sondages montrent que le parti a ces dernières années vu son influence croître, mais cette affaire pourrait nuire à son image. En effet, une analyse réalisée par le politologue Florian Hartleb indique que ces allégations pourraient exacerber les critiques sur la transparence et l'intégrité du parti.
Des députés tels que Jörg Nobis ont déjà été cités dans d'autres enquêtes, ce qui intensifie l'appel à une réforme au sein du parti. À cinq mois des élections, la direction doit faire face à une contestation grandissante sur ses pratiques qui risquent de toucher son électorat traditionnel.
Dans ce contexte, la réaction des électeurs sera cruciale pour l'avenir de l'AfD. Le parti, qui a su capitaliser sur le mécontentement face aux politiciens traditionnels, doit maintenant jongler avec les accusations de favoritisme et d'incompétence qui pourraient miner sa crédibilité.







