Antonio Tejero Molina, ancien membre de la garde civile espagnole, a fait irruption dans la Chambre des députés le 23 février 1981, armé et coiffé de son tricorne emblématique, dans une tentative de coup d'État qui n'a finalement pas abouti. Son décès a été confirmé par son avocat sur un réseau social ce mercredi.
Dans un message poignant, Luis Felipe Utrera Molina, avocat de la famille, a exprimé sa tristesse : «Le lieutenant-colonel Don Antonio Tejero Molina est décédé. Un homme d'honneur, d'une foi inébranlable et d'un grand amour pour l'Espagne. Que Dieu lui accorde la paix que les hommes lui ont refusée». Ce communiqué intervient en même temps que la libération de documents classifiés relatifs à ce coup d'État avorté, révélant des détails inédits sur cet événement marquant.
Depuis ce jour historique, qui a profondément marqué la transition démocratique de l'Espagne, Tejero est resté une figure controversée. Selon des experts, tels que le politologue Javier Fernández Arribas, «son action emblématique est souvent symbolisée comme un appel à la force militaire en période d'incertitude démocratique». Ce coup d'État a été largement condamné et a soudé la réponse du peuple espagnol en faveur de la démocratie.
Au fil des années, la mémoire de Tejero a été revisitée à travers divers films et documentaires, soulignant la complexité de son héritage. Alors que certains le voient comme un traître à la démocratie, d'autres parlent de lui avec une certaine nostalgie pour une époque révolue. L'Espagne continue de réfléchir à son passé tumultueux alors que le pays évolue vers l'avenir.







