Suite au décès d'un partenaire, il est possible de demander une pension de réversion auprès de la caisse de retraite. Cependant, de nombreux demandeurs, découragés par des refus liés à des plafonds de ressources, négligent de se tourner vers la complémentaire Agirc-Arrco. Ce choix pourrait être regrettable.
Agirc-Arrco : Une option souvent méconnue
D'après Jean-Louis Deroussen, médiateur du régime de retraite privé, beaucoup de veufs et veuves ne pensent pas à solliciter l'Agirc-Arrco après un refus de l'Assurance retraite. Le site de l’Agirc-Arrco insiste sur le fait que contrairement au régime général et à la Mutualité sociale agricole, elle accorde la pension de réversion sans condition de ressources.
Conditions spécifiques au régime général
La pension de réversion est versée au conjoint survivant après le décès d'un salarié, représentant environ 54% de la retraite à laquelle le défunt avait droit. Pour y accéder dans le cadre du régime général, il faut répondre à certaines conditions :
- Être âgé d'au moins 55 ans.
- Avoir été marié avec le défunt (pacs et concubinage exclus).
- Respecter des plafonds de ressources : 24 232 euros pour une personne seule et 38 771,20 euros pour ceux en couple.
Importance de faire une demande
La pension de réversion de l’Agirc-Arrco nécessite également d'être ou d’avoir été marié. Un remariage entraîne l'annulation du versement. Le montant est fixé à 60% de la retraite complémentaire du défunt. En cas de décès après le 1er janvier 2019, les droits peuvent être ouverts dès 55 ans, mais cela peut être anticipé si le bénéficiaire a des enfants à charge ou est en situation d'invalidité.
Pour bénéficier de cette aide, il est crucial de faire une demande dans les douze mois qui suivent le décès. En cas de retard, la réversion ne commencera qu'à partir du dépôt de la demande. Il est donc essentiel d’être proactif et de ne pas perdre ces droits en négligeant de faire la demande.







