Des élus démocrates pointent une possible dissimulation par le gouvernement concernant des documents touchant à des allégations d'agression sexuelle impliquant l'ancien président américain Donald Trump et Jeffrey Epstein. Le ministère de la Justice, quant à lui, dément toute manipulation des faits.
Alors que la pression s'accentue sur le clan Trump, les appels à la transparence se font de plus en plus pressants aux États-Unis. Plusieurs médias ont récemment rapporté que des documents mentionnant Trump ont été retirés du dossier Epstein, y compris des accusations d'agression sexuelle sur des mineures, suscitant une levée de boucliers parmi les législateurs.
« C’est la plus grande opération de dissimulation du gouvernement dans l’histoire moderne », ont déclaré des membres éminents de la commission de supervision de la Chambre des représentants. Ils ont également exprimé leur volonté d'obtenir des réponses claires concernant ces révélations.
Selon NPR, le ministère de la Justice (DOJ), qui est sous la direction d'un proche de Trump, aurait empêché la publication de documents liés à des accusations sérieuses d'agression sexuelle contre lui. Ces documents, portent notamment sur des témoignages de victimes potentielles, ajoutant à l’inquiétude publique en matière de transparence.
Le New York Times a révélé que parmi les documents non publiés, des notes du FBI résumant des interrogatoires menés furent conservées secrètes. Ces interrogatoires ont été effectués suite à l'arrestation d'Epstein, où une femme avait déclarée avoir été agressée sexuellement dans sa jeunesse par lui et Trump.
Il est rapporté que, sur quatre interrogatoires réalisés, un seul résumé, relatif à Epstein, a été rendu public, exacerbant ainsi la suspicion d’un manque de transparence.
« RIEN n’a été supprimé », soutient le ministère de la Justice
L’enquête de la commission de supervision a pour but d'évaluer comment le FBI a traité ces accusations. Les démocrates affirment que le ministère semble avoir retenu illégalement des pièces essentielles des témoignages. « Étouffer des preuves d'une agression potentielle par le président serait un affront à la justice », ont-ils exprimé.
Le ministère de la Justice, dans un message labellisé sur X, s’oppose fermement à ces accusations, affirmant qu’aucune information significative n’a été dissimulée. Selon leurs déclarations, seuls des documents en double ou ceux soumis à des restrictions légales n'ont pas été publiés.
Le DOJ a annoncé avoir publié, en janvier, plus de trois millions de documents partiellement caviardés, prétendant ainsi respecter son obligation de transparence imposée par une législation adoptée récemment. Cinq mois après la publication, de nombreuses victimes d'Epstein restent préoccupées par l’absence de poursuites contre des complices potentiels et par le degré de caviardage appliqué.
Donald Trump, qui a fréquente Epstein dans les années 1990, continue de nier toute connaissance de ses activités criminelles, insistant sur le fait qu'il a coupé les ponts bien avant que l'affaire n'éclate. Les événements de ces derniers jours rappellent que l'ombre de cette affaire pourrait continuer à peser sur sa réputation et sur celles des institutions gouvernementales impliquées.







