Le Rassemblement national (RN) ne prévoit pas de désistement de ses candidats aux élections municipales pour contrer La France insoumise (LFI), malgré les demandes de la ministre Aurore Bergé. C'est ce qu'a affirmé Marine Le Pen lors d'une interview sur BFMTV, affirmant qu'il est "hors de question" d'accepter une telle demande.
"Retirer nos listes serait une trahison vis-à-vis des électeurs qui ont voté pour nous lors du premier tour", a-t-elle déclaré. Seduction protectrice envers ses électeurs, elle a exhorté Aurore Bergé à se concentrer sur son propre mouvement plutôt que de faire des recommandations au RN.
Marine Le Pen a rappelé que, lors du second tour des municipales, il y a toujours des conseillers municipaux d'opposition élus, soulignant l'importance du processus démocratique.
La demande de désistement, pour faire barrage à LFI dans les villes où ce dernier pourrait remporter la victoire, a été mise en doute par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, qui a précisé qu'il ne s'agissait pas d'une appel à action envers le RN.
Par ailleurs, Le Pen n’a pas manqué de critiquer Jean-Luc Mélenchon. Elle a accusé le leader insoumis d'aggraver le débat politique par ses propos, notamment en lien avec la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon, où les Insoumis sont pointés du doigt par leurs adversaires.
"Il y a une certaine légitimation de la violence dans les discours de Mélenchon", a-t-elle affirmé, notant que ce dernier oscille entre des stratégies politiques opposées, choisissant actuellement celle de l'intimidation. Selon Le Pen, cela véhicule l'idée que quiconque se situe à droite de LFI est considéré comme fasciste.
Marine Le Pen a également voulu dissocier le RN de l'extrême droite, affirmant que son parti n'a "aucun lien structurel" avec des groupuscules violents. En réponse aux critiques, elle a souligné sa volonté de se séparer de ces groupes durant sa présidence au Front national.
Dans un contexte tendu, la députée RN Lisette Pollet a soudainement annoncé le licenciement de Vincent Claudin, un de ses assistants, à la suite de révélations de Mediapart concernant des messages homophobes et antisémites qu'il aurait publiés sous des pseudonymes. Claudin avait également été lié au groupuscule d'ultradroite Lyon Populaire, actuellement en procédure de dissolution.







