Le tant attendu procès en appel d’Isabelle Adjani, concernant une affaire de fraude fiscale, a été décalé d'une journée et se tiendra finalement ce vendredi à Paris. Selon l'AFP, le motif de ce report reste à clarifier.
Âgée de 70 ans, l'actrice avait été condamnée en première instance à une peine de deux ans de prison avec sursis, accompagnée d'une amende de 250 000 euros. Absente lors de son premier procès, elle avait été reconnue coupable d'avoir indûment domicilié sa résidence au Portugal entre 2016 et 2017, évitant ainsi 236 000 euros d'impôts sur le revenu.
De plus, Adjani a été reconnue coupable pour avoir reçu deux millions d'euros en 2013 sous forme d'un prêt de Mamadou Diagna NDiaye, un homme d’affaires et membre du Comité international olympique. Le tribunal a estimé que ce montant aurait dû être qualifié de "donation déguisée", ce qui lui a permis d'échapper à une taxe de 1,2 million d'euros.
Une "erreur" de jugement
En outre, elle a été trouvée coupable de blanchiment d’argent pour avoir transféré 119 000 euros via un compte non déclaré aux États-Unis vers le Portugal. Le tribunal a évalué que cette opération n'avait d’autres justifications que de masquer l'origine et la destination de ces fonds.
Ses avocats ont réitéré, lors de l’audience initiale, que l’actrice avait simplement commis une erreur dans sa déclaration fiscale, affirmant qu'elle avait été "mal conseillée" au moment de son déménagement au Portugal.
Cette affaire a été mise en lumière après qu'Adjani a été mentionnée dans les Panama Papers, où elle était désignée comme propriétaire d'une société aux îles Vierges britanniques. Bien que cette partie de l'enquête n'ait pas conduit à des poursuites, elle a éveillé des soupçons supplémentaires, selon Le Monde.







