Une récente étude de la FAGE souligne une réalité alarmante : la précarité étudiante est en augmentation. Après le paiement de leur loyer, un jeune sur cinq ne dispose que de moins de 100 euros par mois pour ses dépenses. Cette fragilité économique est exacerbée par des conditions de logement souvent inacceptables.
Selon les données publiées par la FAGE, près d'un tiers des étudiants souffrent de mal-logement, et près de la moitié d'entre eux signalent des problèmes d'isolation dans leur habitation. Ces chiffres mettent en évidence la crise du logement qui touche particulièrement les jeunes.
Dans les grandes agglomérations comme Paris, l'écart entre le pouvoir d'achat des étudiants et le coût du logement est alarmant, avec un loyer moyen s'élevant à environ 712 euros par mois, un montant largement inabordable pour bon nombre d'entre eux. Comme l'indiquent les analyses de Le Monde, le mal-logement est devenu une triste réalité pour beaucoup, résultant en une hausse de l'insatisfaction et du stress parmi les étudiants.
Cafards et humidité : le quotidien d'un étudiant à Saint-Denis
À Saint-Denis, Abdel, qui étudie l'ingénierie, donne un témoignage saisissant de la réalité de la vie étudiante. Il réside dans une chambre de seulement neuf mètres carrés, où l'insalubrité est omniprésente. "Entre le lit et le bureau, il est difficile de circuler. Mais le plus choquant, ce sont les conditions d'hygiène" raconte-t-il. Il partage son espace de vie avec des colocataires inattendus : des cafards, « présents partout, que ce soit dans la cuisine ou à proximité de la nourriture. C'est complètement invivable », confie-t-il au micro de RTL. Ce témoignage représente une réalité partagée par de nombreux autres étudiants, soulignant ainsi l'urgence d'une action collective pour améliorer les conditions de logement et mettre fin à cette précarité insupportable.







