Paris (France) - Les Jeux Olympiques de 2026 à Milan Cortina ont servi de véritable terrain d’expérimentation pour les organisateurs des prochaines compétitions dans les Alpes françaises en 2030. Face à des sites olympiques éloignés de plusieurs centaines de kilomètres, cette édition italienne a démontré l'importance d'une logistique bien rodée.
Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), a exprimé son enthousiasme après l'expérience olympique en Italie. Pour elle, le modèle décentralisé, sur plusieurs sites et avec une surface de 22 000 km², a été un succès, en particulier la cérémonie d’ouverture synchronisée à Milan et dans d'autres villes sœurs comme Cortina et Livigno. Selon elle, cette quinzaine olympique renforce l’optimisme pour 2030.
Le sentiment est partagé par Marina Ferrari, ministre des Sports, qui souligne la nécessité de tirer des leçons de l'expérience italienne, particulièrement sur la gestion logistique entre plusieurs zones de compétition. "L'Italie a bien su gérer cet aspect, et nous devons nous en inspirer," déclare-t-elle.
À Milan comme à Anterselva, les infrastructures temporaires ont été utilisées pour augmenter la capacité d'accueil, similaire aux stratégies envisagées pour les Alpes 2030. Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, hôte pour les JO 2030, insiste sur l'importance d'une décentralisation des décisions pour gagner en efficacité.
Ludovic Royé, président de l’Association des Directeurs techniques nationaux, affirme que ce modèle éparpillé représente l’avenir des événements olympiques. Bien que cela puisse poser des défis aux officiels, il note que cela avantage les athlètes et le public, qui auront une expérience plus concentrée.
Mais, comme l’a souligné le porte-drapeau français Clément Noël, l’esprit olympique semblait parfois absent, avec certains athlètes, comme Marco Odermatt et Sofia Goggia, notant une atmosphère trop proche d’une simple Coupe du monde. La ministre Marina Ferrari reconnaît ce point et s’engage à garantir que l’expérience des compétitions soit améliorée, exaltant un véritable esprit olympique pour 2030.
Les défis logistiques sont aussi multiples. Effectivement, plusieurs leaders, dont Jérémy Roubin de l’Agence française de lutte contre le dopage, se rendent compte que la distance entre les sites nécessitera une stratégie adaptée, notamment pour les analyses antidopage centralisées à Paris. Cela rappelle l’importance de la fluidité dans les déplacements pour les spectateurs et les athlètes, un point essentiel que la ministre Ferrari a vraiment souhaité souligner après avoir été témoin de bouchons significatifs lors de son trajet vers Anterselva.
Les 450 volontaires français engagés à Milan Cortina semblent avoir vécu une bonne expérience, mais des ajustements sont nécessaires concernant la planification. Fabian Tosolini, de l'Association des Volontaires français, regrette que beaucoup aient reçu leurs horaires tardivement, rendant la réservation de logements difficile. Une meilleure anticipation sera inévitable pour assurer une expérience positive lors des Alpes 2030.
© 2026 AFP







