Kiev a été secouée par une série d'explosions dans la nuit du samedi au dimanche, alors que les autorités ukrainiennes annoncent une intensification des hostilités à l'approche du quatrième anniversaire de l'invasion russe. Selon l'agence de presse française AFP, ces frappes auraient été menées à l'aide de missiles balistiques, des alertes aériennes ayant retenti à l'aube dans la capitale.
Les impacts des explosions ont été ressentis dans plusieurs quartiers de la ville, comme l'a expliqué Mykola Kalachnyk, le chef de l'administration militaire régionale. "L'ennemi a lancé une nouvelle offensive massive ciblant les habitations civiles ainsi que les infrastructures critiques," a-t-il précisé sur Telegram.
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a rapporté que deux victimes, une femme et un enfant, ont dû être hospitalisées en raison de blessures causées par des débris. D'autres régions, tels que Dnipro et Odessa, n'ont pas été épargnées, subissant des bombardements ayant également occasionné des blessés. Au total, les alertes aériennes étaient généralisées sur le territoire ukrainien durant la nuit, face à la menace persistante de nouvelles frappes.
La Pologne a, pour sa part, renforcé son dispositif militaire en déployant des avions pour sécuriser son espace aérien, en réponse à cette nouvelle offensive russe.
Une crise énergétique grandissante
En outre, le conflit entraîne une crise énergétique sévère en Ukraine. La Russie, qui contrôle près de 20% du territoire, intensifie les bombardements sur des zones à forte densité de population, exacerbant ainsi la situation. Les températures chutaient à environ -10°C ce dimanche, mettant en péril la vie quotidienne des habitants.
Les autorités de Lviv, à proximité de la frontière polonaise, ont rapporté des explosions qui ont causé la mort d'une policière et blessé quinze personnes. Le maire de la ville a évoqué un potentiel acte de terrorisme, soulignant l'urgence de la situation.
Perspectives du conflit
Malgré la gravité de la situation, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a maintenu une note d'optimisme, affirmant lors d'une interview récente : "Nous ne pouvons pas dire que nous perdons la guerre. La vraie question est de savoir si nous allons finalement gagner." Il a également indiqué que ses troupes avaient récemment repris 300 km² de terrain lors de contre-offensives dans le sud du pays.
Alors que le conflit entre dans sa cinquième année, une vidéoconférence rassemblant des responsables européens, sous l'égide d'Emmanuel Macron et de Keir Starmer, sera organisée pour discuter des nouvelles formes de soutien à l'Ukraine. Cette réunion représente une tentative de l'Europe de se rassembler face à une crise qui perdure.







