Le secrétaire général du PS, Pierre Jouvet, a déclaré le 20 février que des alliances avec LFI au second tour des élections municipales seraient envisageables, mais sous certaines conditions précises.
Le Parti socialiste a indiqué qu'il pourrait envisager des rapprochements avec La France insoumise dans des « rares scénarios » lors du second tour des municipales, alors que le mouvement devra d'abord clarifier son rapport à la violence politique, a expliqué Pierre Jouvet à l’AFP. « Il n'y aura pas d'accord national avec la France insoumise au premier tour », a-t-il souligné, suite à l'information révélée par le Monde, faisant référence à des allégations concernant des membres de LFI impliqués dans un incident tragique à Lyon, où le militant nationaliste Quentin Deranque a été tué le 12 février.
Pierre Jouvet a précisé : « Si, dans certains cas, des candidats insoumis souhaitent rejoindre les listes d’union de la gauche au second tour, ils devront clarifier leur approche de la violence politique et l'hooliganisme dans la sphère publique. » Sinon, « il ne faut pas qu'ils s'attendent à un accord avec nous. La responsabilité leur incombe, pas à nous », a-t-il insisté.
Face au refus de LFI de se distancier de son député Raphaël Arnault, dont trois collaborateurs ont été arrêtés après la mort de Quentin Deranque, le PS semble établir un cadre pour des éventuelles collaborations dans certaines villes. Ces alliances pourraient être cruciales pour remporter des sièges à Toulouse face à une coalition MoDem-Horizons-Renaissance-UDI-LR ou à Marseille contre le RN. « Sans clarification de leurs positions, comme c’est le cas actuellement, il n’y aura pas d’accord possible », a martelé Pierre Jouvet.
Des fusions pour l’emporter à Bordeaux ou Toulouse
D'après un sondage Ifop publié le 20 février, la gauche pourrait l'emporter à Toulouse si la liste PS-Écologistes s'associe à celle de LFI au second tour, étant donné que le maire divers droite, Jean-Luc Moudenc, n'aura d'autre choix que d'atteindre une triangulaire pour conserver le Capitole.
À Marseille, les résultats d’un sondage révèlent que le maire de gauche, Benoît Payan, et le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, sont au coude-à-coude (31 % contre 29 %) au premier tour des municipales. Au second tour, une situation de quadrangulaire pourrait donner un léger avantage au maire sortant avec 34 % contre 32 % pour son rival d'extrême droite. Martine Vassal, candidate de droite, est à 22 % tandis que Sébastien Delogu, candidat insoumis, reste à 12 % des intentions de vote.
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