Alors que les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran n'ont abouti à aucune avancée récente, l'administration de Donald Trump semble se diriger vers un recours à la force « limitée », ciblant principalement des installations militaires ou gouvernementales. Téhéran, de son côté, a d'ores et déjà annoncé une riposte en cas d'agression.
La question centrale n'est plus vraiment de savoir si les États-Unis passeront à l'action, mais plutôt quand et sous quelle forme. Selon les sources proches de la Maison Blanche, les menaces n'ont pas réussi à convaincre Téhéran lors des échanges portant sur un éventuel nouvel accord nucléaire.
Dernièrement, l'Iran a renouvelé ses avertissements concernant les bases américaines dans la région, affirmant qu'une attaque entraînerait une réponse « décisive et proportionnelle » fondée sur le droit de légitime défense stipulé par l'article 51 de la Charte des Nations unies. L'ambassadeur iranien à l'ONU, dans une lettre adressée à Antonio Guterres, a précisé que toutes les infrastructures américaines deviendraient des cibles légitimes.
Ces avertissements ne sont pas à prendre à la légère. Ils traduisent également une volonté de l'Iran de montrer sa résilience face à la pression américaine, un message qui semble avoir fait écho à Washington. Selon le Wall Street Journal, Donald Trump pourrait alors opter pour une première manoeuvre de force, mais de manière mesurée, afin de démontrer la détermination de l'administration tout en évitant une attaque à grande échelle immédiate.
Vers un engrenage entre les États-Unis et l’Iran ?
La première série de frappes, qui pourrait survenir dans les jours à venir, viserait initialement des sites militaires ou gouvernementaux. Toutefois, une intensification des actions militaires pourrait se produire si Téhéran persiste à ignorer les demandes américaines sur le plan diplomatique.
Mais cette approche est-elle viable ? Des diplomates anonymes, relayés par plusieurs médias américains, estiment qu'une telle escalade pourrait contraindre l'Iran à se retirer des négociations, laissant ainsi une option à Washington : reculer ou intensifier les frappes pour tenter de renverser le régime. De plus, une agression pourrait sérieusement compromettre la sécurité des alliés des États-Unis dans la région.
Est-il encore possible pour l'Iran d'éviter une attaque américaine ? Les deux pays ont conclu une seconde session de discussions en Suisse sans que des avancées notables ne se concrétisent. Pendant ce temps, le guide suprême iranien a averti que le porte-avions américain dans le Golfe pourrait être détruit, alors que les Gardiens de la Révolution mènent des manœuvres militaires dans le détroit d'Ormuz, symbole de la tension qui monte inexorablement.







