Dans un contexte de conflit intensifié en Ukraine, la situation des Kényans s'est gravement détériorée. Plus de 1.000 ressortissants du Kenya se seraient retrouvés enrôlés contre leur gré dans les rangs de l'armée russe, selon un rapport de renseignement présenté aux députés kényans. Ce jeudi 19 février 2026, des familles de ces personnes ont manifesté à Nairobi, exigeant le retour de leurs proches, déclarant : « Rendez-nous nos fils. »
En effet, de nombreux Kényans, souvent sans expérience militaire, se sont vu contraints de signer des contrats militaires une fois arrivés en Russie, où ils ont rapidement été déployés sur le front, exposés à des conditions mortelles. Ce chiffre alarmant de 1.000 enrôlés dépasse largement les estimations de décembre, qui faisaient état de 200 cas.
À ce jour, 28 Kényans sont portés disparus, tandis que 35 sont stationnés dans des camps et 89 sont engagés sur le terrain, d'après les autorités. De plus, 39 d'entre eux sont hospitalisés. Des efforts de rapatriement ont été initiés, avec 30 Kényans déjà revenus chez eux, et des agences de recrutement frauduleuses ont été fermées, comme l'a confirmé le gouvernement, d'après 20 Minutes.
La Russie ne se limite pas au Kenya. D'autres pays africains, comme l'Ouganda et l'Afrique du Sud, sont également ciblés par des méthodes similaires de recrutement. La nécessité de renforts russes se fait ressentir alors que les pertes humaines continuent d'augmenter en Ukraine.
Aide financière à l'Ukraine
Dans un autre volet de la crise, la France a annoncé un soutien de 71 millions d'euros destiné à l'Ukraine. Ce soutien, révélé par le ministre de l'Économie, Roland Lescure, vise à aider à la reconstruction des infrastructures et à soutenir l'économie ukrainienne, mise à mal par les attaques répétées de l'armée russe sur les installations énergétiques.
Les fonds seront principalement affectés aux secteurs de la santé, de l'eau, de l'agriculture et de l'énergie. Les discussions entre Roland Lescure et le ministre de l'Énergie ukrainien ont mis en lumière la situation « difficile » que traverse le pays, mais aussi la « résilience » impressionnante des Ukrainiens face à cet assaut constant.
Appels à l'action
« J’aimerais que l’Espagne, l’Italie et la France entendent cet appel à augmenter les dépenses d’armement. »
Ces paroles, prononcées par Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, ministre polonais de la Défense, viennent souligner l'urgence de renforcer les capacités de défense de l'UE et de l'OTAN. Selon Kosiniak-Kamysz, l'évaluation des dépenses militaires par ces pays est essentielle pour qu'ils soient pris au sérieux dans le domaine de la sécurité.
Une perspective d'avenir incertaine
Aujourd'hui, alors que le conflit entre la Russie et l'Ukraine entame sa cinquième année, les négociations d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne semblent évoluer lentement. Antonio Costa, président du Conseil européen, a exprimé le désir d'initier les discussions dès que possible, sans toutefois préciser de calendrier. Cette adhésion, jugée cruciale pour la stabilité de la région, pourrait se heurter à des obstacles, selon des experts.
Malgré la guerre, l'Ukraine continue d'avancer dans les réformes nécessaires pour soutenir sa candidature. Antonio Costa a souligné l'importance de maintenir cet élan, en dépit des défis significatifs auxquels le pays est confronté.







