Les États-Unis ont mis en garde l'Iran ce mercredi, lui conseillant vivement de sceller un accord, tout en soulignant les "multiples raisons" qui pourraient justifier une intervention offensive contre Téhéran. Cette déclaration intervient au lendemain de négociations où les deux nations semblent désireuses de progresser.
Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a réaffirmé cette mise en garde après que l'Iran a annoncé travailler sur un "cadre" pour avancer dans ses discussions avec Washington. En parallèle, Donald Trump a sommé Londres de ne pas abandonner une base militaire dans l'océan Indien, jugeant celle-ci essentielle en cas de conflit.
Ces échanges ont eu lieu après que les deux pays ont conclu une seconde session de pourparlers indirects, facilitée par Oman, près de Genève. Malgré des avancées, Téhéran et Washington ont reconnu qu’un chemin significatif subsiste avant d’harmoniser leurs positions.
"Un grand nombre d'arguments prônent une frappe contre l'Iran", a déclaré Leavitt, conseillant à Téhéran de conclure un accord avec le président Trump. Le secrétaire américain à l'Énergie, Chris Wright, a également averti que les États-Unis feraient tout leur possible pour empêcher l'Iran de développer une capacité nucléaire.
Washington a déployé deux porte-avions dans le Golfe, tout en maintenant des dizaines de milliers de soldats à travers la région, certains étant potentiellement vulnérables face à une réaction iranienne.
Abbas Araghchi, le diplomate iranien, a indiqué que son pays s'est engagé dans l'élaboration d'un "cadre préliminaire" avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). M. Grossi, directeur général de l'AIEA, a exprimé la volonté de l'agence de soutenir ces efforts.
Après une guerre de 12 jours, durant laquelle les États-Unis ont bombardé des infrastructures nucléaires en Iran, ce dernier a suspendu sa coopération avec l'AIEA, restreignant l'accès de ses inspecteurs aux sites nucléaires.
Suite à la réunion, le vice-président américain JD Vance a jugé que le dialogue avait connu des avancées, même si plusieurs lignes rouges n'ont toujours pas été franchies par l'Iran. Ce dernier conteste les accusations occidentales d'ambition nucléaire et insiste sur la nécessité de lever les sanctions économiques en échange de tout accord.
Washington insiste également pour que les discussions englobent le programme de missiles balistiques de l'Iran et son soutien à des groupes armés hostiles à Israël.
Les menaces d'intervention militaire américaines continuent de croître, Donald Trump ayant évoqué plusieurs fois cette option, notamment à la suite des manifestations réprimées durement en janvier. "Nous ne voulons pas la guerre... mais devons-nous accepter de courber l'esprit à tout prix ?", a déclaré le président iranien Massoud Pezeshkian lors d'un discours. L'Iran a aussi menacé de fermer le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour les échanges pétroliers. Les Gardiens de la Révolution mènent également des manœuvres militaires dans la région.







