Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a reçu, mardi, Laurent Nuñez au cours de son séjour en Algérie, visant à renouer le dialogue sur des questions cruciales de sécurité et à améliorer des relations bilatérales marquées par les tensions récents depuis l'été 2024.
Au cours de cette rencontre, le directeur de cabinet de Tebboune, Boualem Boualem, ainsi que Saïd Sayoud, l'homologue de Nuñez, et le général-major Abdelkader Aït-Ouarabi, responsable de la sécurité intérieure algérienne, étaient également présents. Malheureusement, aucun détail n'a filtré sur les discussions menées lors de cet entretien très attendu.
Avant son arrivée à Alger, M. Nuñez avait exprimé son intention de traiter « toutes les questions de sécurité », en particulier la lutte anti-terroriste, un domaine où l'Algérie possède un rôle stratégique, étant frontalière avec plusieurs pays du Sahel. Le ministre a également abordé le sujet du narcotrafic et le délicat thème des réadmissions, surtout concernant le retour de ressortissants algériens en situation irrégulière, un sujet sur lequel l'Algérie reste intransigeante depuis plusieurs mois.
Le climat tendu entre Paris et Alger s'est exacerbé suite à la décision controversée de la France d'accorder une autonomie sous « souveraineté marocaine » au Sahara occidental, ce qui a été mal reçu par le gouvernement algérien. De plus, l'arrestation de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal en novembre 2024 et la récente mise en examen d'un agent consulaire algérien, impliqué dans un enlèvement, ont contribué à l'aggravation de la situation diplomatique.
Au cours de cette mission, Laurent Nuñez a également rencontré la cheffe de la DGSI française, Céline Berthon, pour discuter des enjeux liés à la sécurité entre les deux pays, dans le but de trouver des solutions et de relancer une collaboration constructive.
La communauté internationale observe attentivement l'évolution de ces relations, qui pourraient influencer la stabilité régionale et la coopération en matière de sécurité.







