Téhéran et Washington font un pas vers la réconciliation en renouant le dialogue à Genève, plusieurs mois après l'échec de précédentes discussions. Le 6 février dernier, les deux parties ont amorcé un dialogue à Mascate, la capitale omanaise, mais c'est ici que les négociations prennent un nouveau tournant.
La Maison Blanche a confirmé que deux figures clés de l'administration Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, se rendront à Genève cette semaine pour parler avec les représentants iraniens sur le programme nucléaire de Téhéran. Un responsable américain, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a indiqué à l'AFP que ces négociateurs seraient les principaux interlocuteurs de Washington dans ces pourparlers.
Représentant l'Iran, le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, rencontrera également ses homologues suisse et omanais, ainsi que le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique. Selon Téhéran, ces discussions, qualifiées d'"indirectes", se dérouleront sous la protection médiatrice du sultanat d'Oman.
Il est important de rappeler que cette reprise des négociations intervient après plusieurs mois de tensions, exacerbées par des événements tels que le conflit de 12 jours entre l'Iran et Israël, marqué par des frappes israéliennes contre des installations nucléaires et militaires. En réponse, les États-Unis avaient également frappé des sites nucléaires iraniens, rendant le climat encore plus tendu.
En parallèle, alors que les discussions avancent, Washington a exprimé des inquiétudes quant à une potentielle intervention militaire en Iran, suite à la répression violente d'un mouvement de contestation le mois dernier. Ces facteurs témoignent de la complexité des enjeux en matière de sécurité internationale.
Après leurs pourparlers avec les Iraniens, Witkoff et Kushner devraient également participer aux discussions entre la Russie et l'Ukraine à Genève, une autre étape cruciale dans le dialogue diplomatique international.







