Le président colombien Gustavo Petro a révélé, lors d'un conseil des ministres retransmis en direct, avoir échappé à une attaque potentielle lundi dernier alors qu'il voyageait en hélicoptère. Selon ses déclarations, l'appareil n'a pas pu atterrir comme prévu dans la région de Cordoba, sur la côte caraïbe, en raison des inquiétudes de son équipe de sécurité, qui craignait des tirs sur leur véhicule.
"Nous avons dû faire demi-tour pendant quatre heures pour éviter une situation mortelle", a expliqué Petro. Ce dernier, aux commandes de la Colombie depuis 2022, a évoqué régulièrement des menaces potentielles pesant sur sa vie, mentionnant des réseaux armés associés au narcotrafic comme principaux instigateurs de cette menace.
Experts et analystes s'inquiètent de la montée de la violence en Colombie, un pays déjà éprouvé par des conflits internes. La situation est d'autant plus alarmante que les milices paramilitaires continuent d'opérer dans plusieurs régions du pays. La sécurité du président est devenue un sujet de préoccupation national, plusieurs intervenants appelant à une réévaluation des mesures de protection. En effet, la vulnérabilité du chef d'État face à ces menaces met en lumière les défis constants auxquels est confronté le gouvernement colombien dans sa lutte contre le narcotrafic.







