Fabiola, résidente de Minneapolis, a été choquée par les tirs qui ont coûté la vie à Alex Pretti dans sa rue. Elle raconte son effroi et l'indignation qui l'anime, en particulier face aux tentatives de l'administration Trump de présenter Pretti comme un "terroriste intérieur".
"Comment peut-on qualifier cet homme de terroriste ?", déclare-t-elle à l'AFP, exprimant son dégoût face à la communication mensongère de l'administration. Elle a fabriqué une croix en bois en hommage à cet infirmier de 37 ans, tué par la police des frontières.
Alex Pretti est tragiquement devenu la deuxième victime de violences policières en moins de trois semaines à Minneapolis, après le décès de Renee Good. Depuis ces événements, une colère sourde grandit parmi les populations locales, qui voient une volonté évidente de discréditer les victimes.
Des vidéos de l'incident montrent Pretti, tenant son téléphone et s'approchant des agents fédéraux, contredisant la version initiale où il aurait été armé. Même une fois immobilisé au sol, il n'a jamais tenté de s'emparer de son arme légale.
Les habitants se rassemblent autour de mémoriaux en hommage à Pretti, affichant des messages percutants tels que : "Croyez vos yeux, pas les mensonges". Fabiola tempête : "Ce sont eux les criminels, pas ceux qui se battent pour leur vie".
Stephen McLaughlin, un ex-procureur, partage cette indignation : "La militarisation des opérations d'immigration en cours est le fruit d'une logique perverse". Il ajoute que les politiques de Donald Trump ont toujours eu pour effet de semer la terreur parmi les citoyens.
Face aux pressions croissantes, Trump a récemment engagé un dialogue avec les autorités locales, bien que cela ne suffise pas à rassurer les méfiants de la société civile. De nombreux résidents, dont Jay Taylor, expriment leur détermination à défendre leur ville contre ces méthodes qu'ils jugent inappropriées.
Taylor, qui porte un sifflet pour alerter sur la présence d'agents fédéraux, fait écho aux souvenirs douloureux des manifestations qui ont suivi le meurtre de George Floyd en 2020. "La lutte continue. Nous sommes du côté de la vérité et nous gagnerons", conclut-il.







