Lors d'une conférence de presse, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que le pays se concentrera désormais sur deux missions essentielles : "désarmer le Hamas et démilitariser Gaza". Cette déclaration intervient après le rapatriement de la dernière dépouille d'otage du 7 octobre, marquant ainsi un tournant dans la stratégie israélienne.
Le rapatriement de ces otages, signé sous pression de l'opinion publique, était une condition préliminaire imposée par Israël pour avancer dans le plan proposé par Donald Trump, qui vise à résoudre le conflit dans cette région tourmentée. Netanyahu insiste sur le fait qu'avant toute reconstruction à Gaza, ces missions doivent être pleinement réalisées.
"Nous nous concentrons désormais sur l'achèvement des deux tâches restantes : désarmer le Hamas et démilitariser Gaza", a déclaré Netanyahu. En s'adressant au président Trump, il a ajouté que ces objectifs seront atteints "de manière facile ou difficile, mais nous y parviendrons".
Le Hamas, quant à lui, a réaffirmé son engagement envers un cessez-le-feu instauré le 10 octobre, mais refuse de déposer les armes sous les conditions imposées par Israël, une situation qui complique les négociations. Le plan américain prévoit non seulement le désarmement, mais également le retrait progressif des troupes israéliennes, ainsi que le déploiement d'une force internationale dans la région.
Netanyahu a été ferme sur sa position, décrivant l'idée de reconstruire Gaza avant la démilitarisation comme inacceptable. "J'entends encore des rumeurs, mais cela n'arrivera pas", a-t-il insisté. Il a également révélé qu'il ne permettrait jamais la création d'un État palestinien, indiquant que sa position sur ce sujet est immuable.
Alors que la guerre à Gaza a ravivé les appels pour une solution à deux États, Netanyahu maintient que "du Jourdain à la mer", Israël gardera le contrôle sécuritaire. Cette déclaration souligne non seulement l'absence d'avancées vers la paix, mais continue également d'alimenter les tensions dans la région.
Sur un autre front, Netanyahu a adressé une menace à l'Iran, lui faisant savoir que toute agression contre Israël entraînerait une réponse sans précédent. Ce contexte est renforcé par l'historique conflit entre les deux pays, notamment l'attaque israélienne de 2025 qui avait visé des installations militaires iraniennes.
En parallèle, Netanyahu est confronté à des défis intérieurs, notamment des pressions pour éviter des élections anticipées, essentielles à la stabilité de son gouvernement.







