Alep sous les bombes : la fuite des civils kurdes

Des milliers de kurdes fuient Alep face aux bombardements syriens.
Alep sous les bombes : la fuite des civils kurdes
Des patients hospitalisés près des quartiers contrôlés par les FDS, près d’Alep (Syrie), après les affrontements du mardi 6 janvier. © (Photo Getty images via AFP)

Crise humanitaire en vue

Les forces armées syriennes intensifient leurs frappes sur les quartiers d'Achrafieh et de Cheikh-Maqsoud à Alep, qualifiant ces zones de « zone militaire ». Cette opération, qui a débuté le mercredi 7 janvier 2026, fait suite à des affrontements violents entre les forces gouvernementales et les combattants kurdes. A nature urgente, l'appel à l'évacuation des civils a été lancé peu avant le début des bombardements.

De nombreux habitants ont pris d’assaut les « couloirs humanitaires » établis par l’armée, espérant fuir la violence. Ahmad, un homme de 38 ans, a déclaré : « Nous avons fui Cheikh-Maqsoud, mais nous ne savons pas où aller. Quatorze ans de guerre, cela suffit. »

Ammar Raji, un père de famille qui a même emmené son chat, a ajouté : « Nous avons été forcés de partir car la situation est très difficile. » Ces témoignages soulignent l'ampleur de la crise humanitaire qui frappe la région, les familles cherchant désespérément un refuge.

Accusations mutuelles

Une haute responsable kurde, Elham Ahmed, a accusé le gouvernement syrien de mener « une guerre génocidaire » contre la population kurde, tout en exhortant à un dialogue pacifique. Les tensions continuent de croître, avec des autorités syriennes dénonçant des frappes venant des zones contrôlées par les Kurdes.

La situation s'est intensifiée, avec la suspension des vols à l'aéroport et la fermeture des écoles dans la ville, un signe que les autorités cherchent à gérer le chaos de la situation. France 24 a rapporté que ces événements marquent les affrontements les plus violents entre le gouvernement et les forces kurdes depuis longtemps.

Les défis des négociations

Dans le contexte de cette guerre prolongée, les discussions pour l'intégration des institutions kurdes dans le nouveau gouvernement islamiste syrien semblent stagnantes. Le représentant kurde à Damas, Abdel Karim Omar, a réfuté des accusations de bombardements sur des zones sous leur contrôle, soulignant que les forces kurdes ne disposent que d'armes légères.

En somme, cette situation tragique à Alep met en lumière non seulement la vulnérabilité des civils mais aussi les tensions politiques complexes en Syrie. Alors que les Kurdes représentent une minorité importante dans le pays, leur sécurité demeure incertaine dans le climat actuel de violence croissante.

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