Lors de sa traditionnelle allocution devant les ambassadeurs français, le président Emmanuel Macron a exprimé des inquiétudes notables quant à l'évolution des relations internationales. Le 8 janvier 2026, il a observé que les États-Unis semblent « se détourner progressivement » de certains de leurs alliés, tout en « s'affranchissant des règles internationales » qui régissent la diplomatie.
Macron a soulevé le spectre d'une « agressivité néocoloniale » qui s'insinue dans les relations diplomatiques contemporaines, soulignant une dynamique où les grandes puissances semblent s'affronter pour redéfinir les équilibres mondiaux. Il a déclaré : « Les instances du multilatéralisme fonctionnent de moins en moins bien. Nous évoluons dans un monde de grandes puissances où la tentation de se partager le monde est plus forte que jamais. »
Cette vision s'inscrit dans un contexte global tumultueux, marqué par des tensions croissantes entre les nations. Des experts, comme la politologue française Sophie Pedder, estiment que cette tendance « risque de fissurer davantage les alliances historiques et de faire émerger de nouvelles rivalités ». La montée de régimes autoritaires dans plusieurs régions du monde alimente ainsi cette dynamique, comme le souligne le quotidien Le Monde.
Macron a également évoqué la nécessité de renforcer le multilatéralisme, appelant à une mobilisation collective pour répondre à ces défis globaux. Les récents événements, notamment l'engagement militaire accru de certaines puissances, illustrent cette réalité et mettent à mal les efforts de dialogue. « Sans un cadre solide pour nos relations, nous risquons de sombrer dans un monde où seul le rapport de force prime », a-t-il conclu.
Alors que la France envisage de jouer un rôle de médiateur, ces déclarations marquent un tournant dans la diplomatie française, avec un appel à l'unité et à la réflexion sur les effets des décisions unilatérales des grandes puissances.







