Nicolás Maduro et sa compagne, Cilia Flores, se trouvent actuellement incarcérés au Metropolitan Detention Center (MDC) de Brooklyn, tristement célèbre pour ses conditions déplorables. Prévu pour le 17 mars, leur procès se profile alors que leur quotidien derrière les barreaux est farci de désagréments inimaginables.

Avec un espace de seulement deux mètres sur trois, le couple se doit de s'adapter à une réalité qui contraste fortement avec le luxe dont ils profitaient autrefois au Venezuela. Selon les rapports de HLN, leur cellule est équipée d'un lit en métal, sans oreiller, et d'un matelas d'épaisseur réduite de seulement trois centimètres. Enfermés 23 heures par jour, ils découvrent les dures lois de ce qui est désigné comme "l'enfer terrestre".

Prison au quotidien : un enfer révélé

Les conditions de vie au MDC sont telles que des anciens gardiens lui ont attribué le surnom de "prison barbare", un qualificatif utilisé par un juge américain qui a récemment refusé d'y envoyer certains prévenus. Le couple Maduro, maintenu à l'isolement, est soumis à des règles strictes: trois douches par semaine, une unique visite autorisée chaque mardi et des appels limités à 15 minutes.

En plus, ils doivent se vêtir d'un uniforme marron très réglementé, comme l'ensemble des 1 300 détenus comprenant des personnalités notoires telles que Sean Diddy Combs ou R. Kelly, même s'ils sont dans des sections différentes de l'établissement.

Côté alimentation, ils reçoivent leur petit-déjeuner chaque matin à 7 heures. Un vendredi sur deux, ils ont l'opportunité de déguster des lasagnes, bien que la qualité de la nourriture soit souvent scrutée avec scepticisme. Pour ceux qui auraient encore un petit creux, des en-cas sont disponibles à des prix exorbitants, un paquet de 6 Snickers coûtant 5,95 euros.

Pour les experts, les conditions de détention de Maduro ne sont pas seulement une question de confort, mais soulèvent des questions éthiques sur le traitement des anciens dirigeants. Selon l’analyste politique Carlos Bravo, "la détention de Maduro pourrait influencer l'opinion publique et les perceptions quant aux droits de l'homme aux États-Unis". Une chose est sûre, cette incarcération ne laisse personne indifférent, et les regards restent tournés vers le tribunal de New York.